Tax-shift: un manque à gagner pour les finances des communes liégeoises

Michel Firket, échevin des finances liégeois
Michel Firket, échevin des finances liégeois - © DR

Le ministère des finances a diffusé des chiffres officiels des conséquences de son tax-shift sur les pouvoirs locaux. Le principe du tax-shift est de diminuer l'impôt sur le travail et de le compenser par une hausse de taxe à la consommation. Pour l'état fédéral, c'est neutre. Mais pour les communes, qui perçoivent des additionnels aux contributions directes, il y aura un sérieux manque à gagner.

Dans l'agglomération liégeoise, ce sont les communes les plus industrielles qui sont les plus touchées. Mais pas seulement. Selon les calculs du ministère des Finances, qui a mesuré l'impact sur les cinq prochaines années, des communes comme Theux, Aywaille, Amay, Wanze ou Blegny doivent s'attendre à perdre un million d'euros. Pour Huy, Hannut, Waremme, Visé, Herve, Neupré, Esneux ou encore Sprimont, le manque à gagner s'élèvera même à un million et demi.

Comment le compenser? Selon l'échevin liégeois des Finances, Michel Firket (cdH), les solutions ne sont pas légion: "Nous pouvons encore trouver le moyen de faire des économies d’échelle en travaillant peut être sur le revenu cadastral des immeubles, qui n’a pas été péréquaté depuis des décennies."

De nouvelles taxes sont-elles envisageables ? "Ce n’est pas souhaitable et ça serait la toute dernière extrémité", répond Michel Firket.

Du côté du parlement wallon, ce tax-shift fédéral passe mal également. Son président André Antoine (cdH) estime que les communes wallonnes n'auront justement pas d'autres solutions que d'instaurer de nouvelles taxes. Ou alors il faudra que le fédéral compense. André Antoine propose notamment de diminuer les cotisations patronales du personnel communal et d'étendre le taux de TVA à 6% aux travaux de voiries, ce qui allégerait ainsi la facture des communes. Il va présenter une résolution en ce sens aux députés wallons.

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