Succès timide pour la formule haut de gamme du TEC

Depuis le 29 avril dernier, les bus WEL des TEC sont en service. Six lignes qui effectuent les liaisons suivantes : Athis-Mons, Bastogne-Arlon, Chimay-Charleroi, Liège-Marche, Nivelles-Namur, et Braine l’Alleud-Wavre. Sur papier l’offre est plutôt alléchante. Car il s’agit de bus haut de gamme (de la catégorie des autocars au niveau du confort et des sièges) avec connexion Wifi et air conditionné. Seule contrainte pour monter à bord, une réservation via l’application des TEC est obligatoire. Le coût du trajet est de 5€, avec un plafond de 70€ maximum par mois. Des tarifs supérieurs à ceux en vigueur sur le reste du réseau. Il s’agit donc ici d’une version haut de gamme et plus rapide que les lignes traditionnelles.

Ce matin, nous avons testé la ligne W04 qui relie Marche à Liège en passant par Nandrin. A 7h50, au point de départ à Marche, on ne peut pas dire que c’est la grande foule. Seuls deux utilisateurs attendent le bus. Surprise, il ne s’agit pas d’un bus du TEC. Le chauffeur nous confie que le bus qui effectue habituellement la liaison a des problèmes d’ouverture de portes. Résultat, nous avons droit à un bus de remplacement avec un confort moindre et pas de possibilité de tester le Wifi.

Le bus démarre à l’heure et effectue une dizaine d’arrêts sur son parcours. Des arrêts dans de petits villages ou parfois quelques personnes attendent le bus. Certains semblent même des habitués de la formule WEL et de sa connexion internet. En tout, le bus chargera ce matin une quinzaine de personnes sur le trajet. Parmi eux, il y avait un groupe de quatre Espagnols qui se rendait à la gare des Guillemins. Et les utilisateurs que nous avons rencontrés sont tous ravis. Qu’ils soient professeur d’université, enseignant, ou étudiants, ils apprécient la formule WEL. Deux d’entre eux envisagent même d’abandonner définitivement la voiture pour le bus rapide. Car ils gagnent du temps en pouvant travailler dans le bus grâce au wifi (sauf ce matin), ils sont sûrs d’avoir une place assise et apprécient le confort des sièges sans devoir conduire dans les files. Il est vrai que ceux qui travaillent au CHU, au Sart Tilman, ou qui étudient à l’université bénéficient d’un arrêt spécifique et ne doivent plus jongler avec des correspondances en bus ou en train.

Sur papier, le trajet dure 1h15. C’est à peine plus que le train entre Marloie et Liège Guillemins. Mais c’est sans compter les bouchons. Même un 21 août, l’entrée de Liège ne se fait pas sans difficulté. Et si dans le centre-ville, le bus peut emprunter les voies qui lui sont réservées, ce n’est pas le cas sur les hauteurs. Résultat, comme les automobilistes, nous sommes bloqués dans les bouchons. On arrivera à l’opéra de Liège avec près de 20 minutes de retard.

Devoir réserver sa place avec l’application est une contrainte que nous n’avons pas vraiment trouvée justifiée vu le nombre de places libres dans le bus ce matin. Il est vrai que ce n’est pas compliqué, mais si on prend ce bus tous les jours, cela peut devenir rébarbatif. Et il existe encore quelques couacs nous a confiée une voyageuse.

L’expérience est positive, le bus confortable (certainement encore plus avec le wifi), et le trajet assez rapide malgré la dizaine d’arrêts. Dommage qu’une bande de bus spécifique sur le trajet ne permette pas de gagner du temps à l’entrée du Sart-Tilman.

Il faudra voir si le TEC ne va pas devoir adapter son offre par manque de passagers. Pour l’instant, la ligne Liège-Marche est celle qui fonctionne le mieux avec 40 à 70 passagers répartis dans six bus par jour. Les autres lignes rencontrent elles beaucoup moins de succès. Une évaluation sera effectuée dans le courant du mois de septembre. En attendant, la formule est gratuite à l’essai jusqu’à la fin du mois pour attirer de nouveaux usagers.

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