Stoumont: le groupe Colruyt veut pomper l'eau de Chevron, au nez et à la barbe de Bru

Au lieudit La Platte, Colruyt veut produire de l'eau pétillante en circuit court
Au lieudit La Platte, Colruyt veut produire de l'eau pétillante en circuit court - © Tous droits réservés

C’est une très discrète enquête publique, entamée pendant le confinement, à propos d’un permis d’environnement sollicité par une firme flamande, dans le hameau de La Platte, à Stoumont. Elle voudrait, sur une parcelle d’un hectare, qui lui appartient, réaliser temporairement des essais de pompages, sur deux puits qui existent déjà depuis une vingtaine d’années, mais qui n’ont jamais été exploités.

C’est l’identité du demandeur qui intrigue : il s’agit de la société Vlevico, la filiale des viandes de l’enseigne Colruyt. Elle fournit les boucheries du groupe, mais elle s’est lancée dans d’autres secteurs alimentaires. Son projet, cette fois, c’est de commercialiser, au départ de cette campagne ardennaise, de l’eau pétillante sous sa marque Boni. Actuellement, c’est une source française qui l’embouteille. Le groupe Colruyt voudrait privilégier un circuit plus court.

Tellement court que le terrain de Colruyt se situe dans un périmètre de protection, à moins d’un kilomètre de captages communaux qui desservent plusieurs villages, et à un kilomètre et demi d’un captage de la société Spadel, c’est-à-dire de la marque Bru. Laquelle a déjà réagi négativement, même s’il s’agit uniquement d’autoriser des forages pendant dix-huit mois, pour vérifier qu’ils ne perturbent pas l’approvisionnement des habitants et de l’industrie locale.

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