Stavelot: le maraîchage "sur sol vivant" récompensé par un prix!

Au Jardin des Sourdans à Stavelot, Gilles Abinet utilise la technique du maraîchage "sur sol vivant"
Au Jardin des Sourdans à Stavelot, Gilles Abinet utilise la technique du maraîchage "sur sol vivant" - © Tous droits réservés

"Le maraîchage sur sol vivant" récompensé samedi par le prix Benjamin Lorcé. Ce prix de la Fondation Roi Baudouin met à l'honneur des initiatives dans les domaines de l'horticulture, la sylviculture et les parcs et jardins. Cette année, c'est le Jardin des Sourdans à Stavelot  qui remporte le prix. Un jardin maraîcher de 4000 mètres carré où plus de 70 sortes de légumes locaux et bios sont cultivés. C'est Gilles Abinet, un jeune diplômé en agronomie qui l'exploite depuis 2016. Tout son champ est couvert de paille.

Laisser les vers de terre travailler le sol sous la paille

Ce petit producteur utilise une technique de culture encore peu répandue qu'on appelle le "maraîchage sur sol vivant" : "c'est une technique qui consiste à remplacer le travail du sol par du paillage sur le sol et de laisser la vie travailler comme les vers de terre, toutes les petites bêtes qui sont présentent dans le sol. J'utilise aussi des engrais verts qui vont pouvoir travailler le sol aussi comme par exemplen, de la moutarde, du seigle, des céréales qu'on va semer à des périodes durant lesquelles on ne cultive pas des légumes pour travailler le sol avec des racines."  

Fini l'image du papy qui bêche son potager 

L'avantage de la méthode, c'est qu'il n'y a pas besoin de travailler le sol. "L'image du papy qui fait son potager avec sa bêche et qui retourne son sol pendant plusieurs jours avant l"hiver, ici, elle est un peu cassée cette image-là. On n'en a pas besoin. On remplace le travail pénible par un épandage de paille, de compost, de terreau de feuilles... La technique a beaucoup d'avantages au niveau environnemental, elle m'évite de devoir employer un motoculteur et puis du point de vue esthétique, c'est joli de voir les légumes qui sont paillés même si c'est difficile actuellement d'en vivre"  précise le maraîcher qui a ouvert un point de vente commun avec d'autres producteurs locaux. Avec ce prix de 4000 euros, ce producteur bio compte s'acheter un ancien tracteur et un épandeur de paille.       

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