Sprint estival chez les vélocistes

L'été, une saison aussi bonne qu'éprouvante pour Ulrich Frederickx, le gérant du Ravito, à Visé
L'été, une saison aussi bonne qu'éprouvante pour Ulrich Frederickx, le gérant du Ravito, à Visé - © RTBF

En ce moment, ils pullulent sur les routes, chemins et RAVeL. C’est la belle saison pour les vélos. Les habitués, redoublent d’assiduité. Les cyclistes occasionnels se remettent en selle. Et pour les vélocistes, c’est le rush.

Vieux biclous cherchent nouvelle jeunesse

Il doit graisser, régler, réparer. Les yeux rivés sur un dérailleur récalcitrant, Ulrich Frédérickx, le gérant du Ravito à Visé, n’a que peu de temps pour nous recevoir. Dans son atelier, une quarantaine de vélos attendent d’être réparés. Toujours les mêmes problèmes : "des pneus crevés, des vitesses qui ne passent plus, des freins à refaire..." Symptômes typiques des vélos remisés au fond d’un garage pendant un bon moment.

Contre-la-montre avant les départs en vacances

Et souvent, le client est impatient. Les jambes qui démangent avec le retour des beaux jours ou la perspective d’un départ en vacances imminent. "C’est souvent le problème, les gens veulent partir en vacances avec leur vélo mais ils n’anticipent pas trop", confirme Ulrich Frédérickx. Et dans son atelier, les files d’attente s’allongent. Il faut aujourd’hui compter quatre à cinq jours pour récupérer son vélo, contre un ou deux en hiver.

Des journées à finir sur les jantes

Pourtant, le mécano ne chôme pas. "En ce moment je suis tout seul parce que mon collègue est en congés. Il faut aussi gérer la boutique, réceptionner les colis. Donc à la fin de la journée, je ferme mais je continue à travailler". Des journées de travail qu’il prolonge parfois jusqu’à minuit ou une heure du matin, "pour essayer de satisfaire tout le monde".

Des délais plus longs en été, le phénomène n’est en fait pas neuf. Mais depuis quelques années, les nouveaux usagers de vélos électriques viennent allonger les listes d’attente.

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