Spa: le biathlon d'été, un nouveau sport qui rêve d'olympiade

C'est une toute nouvelle discipline sportive et en moins de 2 ans, elle a déjà conquis pas mal de sportifs: le biathlon d'été.

Ici, pas question de skis, on chausse ses baskets de jogging ou de trail  par contre on dispose bien d'une carabine mais sans munition. Contrairement au biathlon d'hiver, on tire avec une arme laser

A Spa, ce dimanche, ils étaient 270 à s'élancer sur un parcours forestier de 10 kilomètres entrecoupé de tirs de précision.

Accessible à tous

Le concept, il est né au sein d'une bande d'amis devenue une asbl de 8 personnes: "on était assez fans du biathlon d'hiver et en même temps, on voyait que le trail et le jogging avaient de plus en plus de succès et étaient à la mode mais que les gens recherchaient parfois autre chose , un peu plus de fun. Et donc, on a lancé cela il y a deux ans, l'idée d'allier le trail pour la performance et l'endurance et le tir de précision, le tir sportif, mais en mode laser pour permettre l'accessibilité à tous", explique Joaquim Wacquez, l'organisateur.

Pas besoin de licence de tir. Les distances à courrir sont aussi modestes : 10 kilomètres par boucles de 2,5 kilomètres. On peut donc participer à ce type de biathlon dès l'âge de 12 ans.

Original et ludique

Les participants sont en général des joggeurs habitués au trail mais pas au tir. Parmi eux, beaucoup de femmes ont tenté l'expérience " je suis fière de moi", explique Claire après un essai concluant de 5 tirs réussi sur 5, " j'avais déjà testé le biathlon d'hiver une seule fois donc je voulais voir ce que c'était version été". Guillaume a moins de chance: "j'ai des problème avec mon clin d'oeil pour viser", dit il en riant. Tous viennent ici pour la découverte d'une discipline originale, ludique dans une ambiance agréable et familiale: "j'ai toujours bien aimé regarder le biathlon d'hiver à la télé. Placer ce concept dans un cadre verdoyant, c'est chouette, ça permet de tester", ajoute cet athlète.

A chaque boucle de 2,5 kilomètres, il faut s'arrêter pour une série de 5 tirs couchés ou debout. Chaque tir raté donne lieu aussi à un tour de pénalité de 150 mètres. "J'ai quand même pris 5 pénalités", explique Jérôme, policier dans la vie. C'est que, même habitué à tirer, quand on vient de courrir, pas facile de ne pas bouger du tout, de bloquer sa respiration le temps du tir.

L'épreuve spadoise était la première d'un challenge de 3 manches. La prochaine aura lieu à Banneux le 9 juin. Actuellement, il n'existe pas encore de club ou de fédération. Des contacts ont lieu avec la fédération de biathlon d'hiver. Le rêve des organisateurs , c'est que la discipline soit reconnue en Belgique avec un  vrai championnat et pourquoi pas plus tard...une reconnaissance olympique .

 

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