Six ans plus tard, la jeune agricultrice de Sprimont a réalisé son rêve

Marthe Corstjens, et son mari Bertrand Lahaye, ont pu réaliser leur rêve
Marthe Corstjens, et son mari Bertrand Lahaye, ont pu réaliser leur rêve - © RTBF - Olivier Thunus

Reprendre une ferme et continuer à s’occuper de ses vaches, c’était le rêve d’une jeune agricultrice sprimontoise de 20 ans, Marthe Corstjens, lorsque nous l’avions rencontrée en pleine crise du lait en 2015. Elle habitait alors la ferme de ses parents et exprimait son ambition avec émotion. Aujourd’hui, son rêve s’est réalisé.

C’était en 2015, la crise du lait laissait apercevoir un horizon bouché pour les jeunes agriculteurs. Pourtant, quand Marthe Corstjens évoquait son rêve, cela ressemblait à une déclaration d’amour : " Ce sont mes meilleures amies les vaches. Ce sont les êtres qu’on voit le plus en une journée parce que dans le métier agricole, on se retrouve souvent tout seul, alors on n’a que les vaches à qui se confier. Evidemment, mon rêve c’est de reprendre une ferme avec mon copain. Ça ne sera pas facile de se lancer et j’aurai peut-être 40 ans avant de pouvoir dormir une heure de plus ou pouvoir partir pour la première fois de ma vie en vacances ", nous confiait-elle alors.

Aujourd’hui, la jeune femme a 25 ans. Avec son mari, elle a pu reprendre une ferme à Lontzen. Sous le nom de Laitsentiel, ils y produisent du lait, de la glace et du beurre. La passion est toujours là, le réalisme aussi : " C’est compliqué de reprendre une ferme mais c’est faisable. Il faut bien gérer ses chiffres et être toujours derrière. On ne gagnera plus jamais des sous comme ils en ont gagné il y a 50 ans en faisant l’agriculture, mais il y a moyen de vivre de sa passion ", confirme-t-elle.

Quant à savoir ce qu’elle dirait à un jeune qui voudrait aujourd’hui reprendre lui aussi une ferme : " Qu’il faut être courageux et aller voir dans les fermes, mais aussi de casser le tabou des portefeuilles des fermiers, et vraiment se poser la question de ce qui est rentable et de ce qui ne l’est pas, et pas juste vivre de sa passion parce que ce n’est plus ça l’agriculture "

Et c’est avec plus de 15 ans d’avance sur son programme de 2015 qu’elle a pu partir en vacances pour la première fois.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK