Sidérurgie liégeoise : veut-on laisser couler Ferblatil ?

Y a-t-il une volonté cachée de laisser couler l’usine Ferblatil ? C’est la question que se posent les syndicats FGTB et SETCA. L’entreprise de fer blanc de Tilleur devrait être rachetée par le groupe anglais Liberty House fin juin. L’avenir de l’usine -qui va donc quitter le groupe Arcelormittal- préoccupe ses 130 travailleurs. Ils parlent de résultats catastrophiques et de problèmes de production. Ils évoquent un sentiment d’abandon managérial. Un conseil d’entreprise extraordinaire a été tenu mardi.

Une situation catastrophique : on va droit dans le mur !

"Il y a 2 ans la situation était catastrophique chez Ferblatil. Aujourd’hui, c’est encore pire ! On va droit dans le mur !" voilà résumé en substance, le constat de la FGTB et du Setca. Selon eux, le fer blanc produit à Tilleur atteint de plus en plus difficilement les normes de qualité. Conséquence : le taux de déclassement de la production augmente et des clients ne sont plus servis. Le problème ne date d’aujourd’hui. Selon les syndicats, le matériel devient obsolète. Les lignes de production sont en mauvais état. Les travailleurs constatent des fuites d’huile et l’usine manque d’ouvriers expérimentés.

Le bout du tunnel dans deux ans ?

Du côté de la direction, on se veut rassurant. La porte-parole d’Arcelormittal reconnaît certes, un problème de défaut de qualité. Mais elle annonce un certain nombre de projets déjà réalisés pour améliorer la situation. Et espère voir le bout du tunnel d’ici deux ans. Deux ans, c’est long dans la sidérurgie. Et à l’arrivée de Liberty House, la FGTB craint que Ferblatil ne ressemble à un outil industriel mort-né.

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