Sexisme dans le mileu du vin: une caviste de Saint-Georges-sur-Meuse porte plainte

Sexisme dans le mileu du vin: une caviste de Saint-Georges-sur-Meuse porte plainte (photo d'illustration)
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Sexisme dans le mileu du vin: une caviste de Saint-Georges-sur-Meuse porte plainte (photo d'illustration) - © JEFF PACHOUD - AFP

 Deux professionnelles du vin, victimes de cyberharcèlement après avoir critiqué une caricature sexiste publiée dans un magazine français spécialisé, ont déposé une plainte pour injures sexistes publiques et diffamation.

Une des deux plaignantes est caviste à Saint-Georges-sur-Meuse et dénonce la misogynie dans le monde du vin.

C'est d'un sexisme crasse, vulgaire, et pas drôle

Une jeune femme qui propose des faveurs sexuelles à un caviste en échange d'une commande de vins, voilà la caricature publiée par un magazine français spécialisé et que Sandrine Goeyvaerts, caviste à Saint-Georges, découvre en novembre dernier sur Twitter: "C'est d'un sexisme crasse, c'est vulgaire, ce n'est pas drôle. Donc très vite, j'interpelle le magazine en demandant comment c'est possible, en 2020, de publier ce genre de chose" explique- Sandrine Goeyvaerts.

Un lynchage sur les réseaux sociaux

En réponse, Sandrine Goeyvaerts reçoit d'abord des sms menaçants du rédacteur en chef de ce magazine. S'ensuit alors un lynchage sur les réseaux sociaux: "C'est une avalanche, c'est une déferlante, ce sont des insultes qui ont trait à mon physique, à ma personnalité, à mes compétences, ça va jusqu'au vol de photos personnelles, intimes, où je suis en maillot, et qu'on utilise pour se moquer de moi et de mon physique".

Pour beaucoup, ça reste un domaine d'hommes

Sandrine Goeyvaerts travaille depuis vingt ans dans ce monde encore très misogyne du vin: "On sait que dans les chiffres, il y autant de femmes que d'hommes qui travaillent dans le monde du vin, que les cheffes d'exploitation féminines représentent à peu près entre 30 et 40% des domaines, donc c'est beaucoup. Maintenant, ce qui est certain, c'est que l'image masculine fait que pour beaucoup, ça reste un domaine d'hommes, et donc ils ont vraiment du mal à avoir un mode de pensée qui inclut les femmes".

La plainte pour cyberharcèlement déposée par Sandrine Goeyvaerts fera l'objet d'une première audience au printemps prochain, au Tribunal de Paris.

Les clés de l'info: enquête sur le sexisme (JT 06/03/2018)

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