Serge Manzato, candidat bourgmestre des Engissois... pour la dernière fois

A la têtec d'une liste "Engis solidaire", le bourgmestre Manzato voudrait rempiler, avant de passer la main
A la têtec d'une liste "Engis solidaire", le bourgmestre Manzato voudrait rempiler, avant de passer la main - © Michel Gretry

Les socialistes engissois ont présenté officiellement leur liste pour les élections communales d'octobre ce samedi midi. Ils ne se présentent pas sous le sigle PS, mais "Engis Solidaire".

Ce n'est pas pour sacrifier à la mode du dégagisme, ce n'est pas une manière de dissimuler ses couleurs: la tonalité reste très rouge, très sociale. Et la majorité affirme assumer son bilan, dans la lutte contre les pollutions, notamment, même s'il reste encore des efforts à accomplir.

Ce n'est pas, non plus, une conséquence de l'affaire Publifin. Comme l'explique Serge Manazato, "ce n'est pas un problème communal, c'est une affaire individuelle: j'ai été envoyé dans un comité de secteur par les instances de mon parti, et, si je refuse de rembourser les jetons de présence à l'intercommunale, si je refuse la transaction proposée le procureur général, c'est parce que, si j'accepte, je me prive des moyens d'incriminer les gens qui m'ont mis dans cette situation; s'il faut aller au procès, j'irai au procès, et s'il faut payer, je payerai, mais pas sans mettre en cause les véritables responsables".

Le groupe qu'il enmène se veut un reflet de la diversité sociologique de cette commune semi-rurale. Des ouvriers, des employés, des enseignants, des retraités, un assureur, un agriculteur, un agent immobilier qui se retrouvent dans une sensibilité qui s'affiche "de gauche", et qui s'exprime avec ce slogan: Engis, c'est vous avec nous.

Le bourgmestre Manzato a confirmé dans la foulée qu'il brigue pour la dernière fois l'écharpe mayorale. Il espère, avant la fin de la législature municipale, avoir trouvé, parmi ses colistiers, la femme ou l'homme " à qui je pourrai mettre le pied à l'étrier, comme j'ai eu la chance d'être lancé par mon prédécesseur: je ne me vois pas faire de la politique jusq'uà quatre-vingts ans, et après un quatrième mandat, si les électeurs me le confient en octobre, je me recentrerai sur ma famille et mon métier..."

 

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