Seraing : la ville va "libérer" la végétation

A Seraing, on va bientôt laisser plus de place à la végétation
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A Seraing, on va bientôt laisser plus de place à la végétation - © rtbf

Faire de chaque terre-plein, de chaque îlot vert, un gazon digne de Wimbledon, à Seraing, c’est fini.

La ville va en quelque sorte "libérer" la végétation. Les "mauvaises" herbes vont retrouver droit de cité, on va même planter des espèces un peu plus sauvages par endroits pour favoriser la pollinisation et préserver les abeilles.

Après les cimetières, où l’herbe est de plus en plus présente, Seraing va, en quelque sorte, "libérer" la végétation à certains endroits.

De l’herbe dans les cimetières

Depuis les nouvelles normes législatives, les produits phytosanitaires sont bannis. Pour beaucoup de villes et communes, arracher ou brûler toutes ces "mauvaises" herbes un peu partout, cela devient compliqué. A Seraing, dans les cimetières, c’était un vrai défi. La ville a donc pris le problème à l’envers en favorisant l’enherbement, le retour de l’herbe dans les allées des cimetières. C’est le cas notamment au cimetière de Boncelles et cela va se généraliser.

Des ronds points à moitié tondus

Depuis 2011, la ville s’est également inscrite dans les plans MAYA pour préserver la biodiversité qui favorise la pollinisation et donc l’avenir des abeilles.

Lors du prochain collège communal, Seraing va faire un pas de plus en proposant de ne plus tondre systématiquement partout.

"Il va y avoir des ronds points où il n’y aura que des fauchages 1 à 2 fois par an", explique Laura Crapanzano, échevine de l’environnement, "néanmoins on veut montrer que ce fauchage tardif est encadré donc on aura chaque fois une petite bande de pelouse tondue".

Pas question de mettre non plus en péril la sécurité des automobilistes ou des piétons, ce sera adapté selon l’endroit : "on ne plantera pas non plus des essences qui poussent trop haut si le rond-point est petit, il faut garder la visibilité", ajoute Michel Geens, responsable d’équipe au service environnement.

Quant aux ouvriers du service environnement qui tondaient au minimum deux fois la semaine, ils vont pouvoir mieux se répartir le travail qui ne manque pas. Contre-tirant aux idées reçues, un tiers du territoire de la ville est en effet composé de bois et d’espaces verts.

 

 

 

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