Septante chevaux négligés et des autorités locales désemparées à Aywaille

Les chevaux ont été négligés mais à présent ils vont mieux
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Les chevaux ont été négligés mais à présent ils vont mieux - © Tous droits réservés

Les habitants du village de Chambralles, dans la commune d'Aywaille, se sont émus du sort d'une septantaine de chevaux se trouvant dans une pâture. Blessures, manque de nourriture, état de faiblesse touchaient de nombreux chevaux. Les autorités communales ont été prévenues dès l'arrivée des premiers chevaux en janvier dernier. Elles sont directement intervenues, tout comme l'inspection du bien-être animal. Des conditions ont été imposées à l'éleveur et celui-ci a été placé sous suivi. Mais fin du mois dernier, la situation a empiré et pour les autorités, il est difficile d'intervenir.

Il faut être beaucoup plus sévère à la base

D'une cinquantaine de chevaux en début d'année, l'éleveur est passé fin mars à 70 unités. Il était pourtant censé diminuer son troupeau. Mais l'éleveur en question loue la pâture, il n'habite pas la commune. Il dispose d'ailleurs de plusieurs prairies en Wallonie où il disperse ses chevaux. Derrière cette situation, une question de fond se pose. C'est Laurence Culot, l'échevine aqualienne du bien-être animal, elle-même vétérinaire, qui l'énonce : " Est-ce qu’on peut laisser un éleveur avec plus de 70 pouliches sans agrément, sans savoir s’il a suffisamment d’hectares, sans savoir s’il a suffisamment d’infrastructures pour contenir à la fois les mères, séparées d’avec les étalons, et les jeunes ? "

Tant les autorités communales que l'inspection du bien-être animal sont désemparés face à ce type de situation. Leurs moyens d'action sont très limités : "On parle d’amende de 350 euros en moyenne, pour certaines infractions. Il faut être beaucoup plus sévère à la base et avoir une possibilité d’agrément. Dans ce dossier, on est sur une négligence, un problème de gestion, avec une surpopulation. On a empêché les décès parce qu’on était tout le temps sur place. S’il n’y avait pas eu ça, il y aurait eu des décès donc là il y aurait eu maltraitance ".

Ce suivi a toutefois permis d'améliorer la situation de ces chevaux. Aujourd'hui ils ont été réalimentés, soignés et vermifugés. Ils ont recommencé à trotter, mais reste le problème de la surpopulation.

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