L'assocation "Duo for a job" met en relation de jeunes immigrés avec des seniors

Différence de culture, différence d'âge pour des duos gagnants et enrichissants
Différence de culture, différence d'âge pour des duos gagnants et enrichissants - © asbl duo for a job

Débarquer dans un pays dont on ne connaît ni la langue, ni la culture, ce n’est déjà pas facile, mais y chercher un emploi ou une formation, c’est mission impossible ou presque !

Heureusement, l’association "duo for a job" propose des solutions. Elle met en relation de jeunes immigrés avec des seniors qui ont déjà une belle carrière derrière eux.

Objectif : dialoguer, conseiller, orienter pour finalement décrocher un job ou une formation.

Une belle rencontre improbable

Hassan a 22 ans. Il vient de Syrie. Roger a lui 65 ans. Pensionné, il a fait toute sa carrière comme responsable achats. Les deux hommes ne se seraient sans doute jamais rencontrés sans l’association duo for a job. "Nous avons 3 missions", explique Céline Naveau, la directrice de la structure liégeoise, "promouvoir l’emploi en développant l’égalité des chances pour ces personnes, valoriser les compétences des personnes de plus de 50 ans mais également favoriser la cohésion sociale dans les villes où nous sommes".

Dans les duos, chacun s’y retrouve. Hassan ne tarit pas d’éloges sur Roger : "il m’aide pour écrire, pour parler parfois et puis il connaît bien les lois ici en Belgique". "Au départ, Hassan ne savait pas s’il avait envie de travailler. Il hésitait à reprendre des études", explique Roger," de discussion en discussion, il est apparu qu’il voulait surtout être utile aux autres et que naturellement le métier d’infirmier l’intéresserait". Hassan vient d’entamer une formation d’infirmier dans une haute école liégeoise. Quant à Roger, il en retire la richesse d’une rencontre improbable : " la différence d’âge, la différence de culture, tout cela est bousculant."

Une réussite dans 3 cas sur 4

L'asbl existe depuis 6 ans en Belgique. Elle a déjà permis la rencontre de 2200 duos. Le bilan est positif puisque dans 3 cas sur 4, la personne accompagnée a décroché un emploi, un stage ou bien suit une formation.

 

 

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