Sécurité dans les maternités: ce qui a changé 20 ans après l'affaire du petit Nicolas

C'était il y a 20 ans et certains s'en souviennent: un nourrisson, le petit Nicolas, était enlevé à la maternité du CHR de la Citadelle, à Liège. Ce fait divers avait ébranlé le pays. Le ravisseur était une femme qui désirait un enfant de plus. Il faudra huit jours pour retrouver le nouveau-né, en bonne santé.

Depuis cet incident, les hôpitaux belges ont pris des mesures pour plus de sécurité. Bien-sûr, le risque zéro n'existe pas. Mais en 20 ans, bien des choses ont changé, au CHR de la Citadelle en particulier. Pour accéder au couloir qui mène aux chambres des jeunes mamans, il faut montrer patte blanche.

"Le service de maternité est quand même ouvert mais nous avons, pour des raisons de sécurité, limité l’accès au service par un contrôle de badge, ce qui permet aux visiteurs de sonner entre 22h et 14h" explique Dominique Putzeys, directeur du département infirmier.

Plus de chambres collectives

Aujourd’hui, les mamans sont seules avec leur nouveau-né.

"L’enfant se trouve dans une zone de la chambre qui est un petit box isolé où se trouve tout le matériel nécessaire. La maman peut en permanence visualiser l’enfant puisque cette zone dispose d’une paroi vitrée" poursuit Dominique Putzeys.

Le dialogue avant tout

Peu à peu, l’approche à changé. Que ce soit pour dispenser des soins à la maman ou au bébé. Il est aujourd’hui très rare de séparer la mère de son enfant. Et puis la sécurité passe parfois simplement par le dialogue.

"Il y a toute une éducation, ce qu’on appelle de l’empowerment de la patiente. Avec les équipes, on a travaillé notamment sur l’identité de la maman et de l’enfant mais aussi sur son éducation pour qu'elle ne laisse pas son enfant seul dans la chambre" poursuit-t-il.

Des méthodes simples qui pourraient, à l’avenir, être complétées par des mesures technologiques, notamment des portes intelligentes avec verrouillage automatiquement de la chambre de bébé lorsque la mère s’absente.

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