Sanjeev Gupta s'est officiellement intronisé "maître des forges" liégeoises

Les liégeois seront-ils des marionettes aux mains du groupe Liberty Steel ? Les travailleurs espèrent que non...
Les liégeois seront-ils des marionettes aux mains du groupe Liberty Steel ? Les travailleurs espèrent que non... - © Michel Gretry

Ce lundi, ce qui reste de la sidérurgie liégeois a mis les petits plats dans les grands pour recevoir le patron du groupe Liberty Steel, l’homme qui a racheté quatre usines liégeoises dont ArcelorMittal a dû se débarrasser. Dans son discours, Sanjeev Gupta a redit sa foi en un avenir pour l’acier européen : "Le point de départ, en affaires, c’est de savoir s’il y a des clients qui pourraient acheter vos produits. Ensuite, il faut savoir si vous pouvez être compétitifs. Il y a un marché européen pour l’acier, et nous pensons que nous pouvons, avec des améliorations technologiques, avec le recours aux énergies renouvelables et au recyclage, arriver à être rentables. C’est un travail de longue haleine ; ça va prendre plusieurs années, mais nous y croyons."

La "durabilité sociale" est à l'ordre du jour

Et de plaider, dans la foulée, pour une "durabilité sociale": "Il faut faire la balance : il n’y a pas de pérennité économique sans durabilité sociale ; l’industrie a été négligée, partout, ces dernières années. Mais si vous développez uniquement les services, votre économie est déséquilibrée, parce que c’est l’industrie qui procure de vrais emplois. Nous achetons des usines parce que nous pensons pouvoir les développer, et la tradition, dans ma famille, c’est de les garder sur le long terme. Jusqu’ici, nous n’avons jamais rien revendu ; ça arrivera peut-être un jour, mais jusqu’ici, c’est notre politique"

"La garantie aux ouvriers, c'est que je vais, moi, travailler dur"

Premier signe de cette stratégie ambitieuse, un investissement de six millions sur une ligne d’étamage, qui va être mise à l’arrêt dès décembre, pour pouvoir produire désormais du fer-blanc sans chrome. Le plan "de cent jours" annoncé lors du rachat devant notaire n’est pas encore tout à fait au point, mais il est imminent. Les organisations syndicales ont été prévenues qu’il faut renouer avec les bénéfices endéans les trois ans.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK