Rue Léopold, une installation de gaz non conforme, vétuste, dangereuse, installée par une personne aux compétences inconnues

Le procès de l’explosion de la rue Léopold a repris ce lundi après-midi au tribunal correctionnel de Liège. Cette explosion due au gaz a tué quatorze personnes la nuit du 26 au 27 janvier 2010. Les débats de ce lundi ont été particulièrement techniques.

Une conduite dans le faux-plafond, le gaz s'y accumule

Pendant tout l'après-midi trois experts ont décrit l'installation de gaz du numéro 18 de la rue Léopold. Une installation pas aux normes, vétuste, dangereuse, et c'était connu. Elle a été "bricolée" par "quelqu'un" dont le collège d'experts "ne connaît pas les compétences".

Ce qui a causé la fuite de gaz reste inconnu, mais une conduite horizontale traversait le faux-plafond du rez-de-chaussée assurent les experts. Il n'y avait pas d'autre chemin  vers les quatrième et cinquième étage. Ce faux-plafond aurait dû être ventilé. 

Le gaz s'y est accumulé. Comment le savent-ils ? Parce qu'ils ont pu mesurer à quelle distance le contenu du rez-de-chaussée avait été répandu. 

Combien de mètres cubes de gaz ? Entre douze et quinze. En combien de temps ? En quatre heures. La canalisation devait être complètement ouverte.

Les restes en trop mauvais état pour une preuve formelle

L'avocate de la compagnie d'assurance a demandé aux experts s'ils pouvaient formellement prouver qu'une conduite s'est rompue. Réponse : non. Tout était en trop mauvais état. 

Les phrases "c'est une hypothèse", "on ne peut pas l'exclure" ont été prononcées à de nombreuses reprises. 

Reportage de notre journal télévisé du lundi 7 septembre :

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