Roadies, techniciens et régisseurs : ces oubliés de la culture

Ils sont roadies, techniciens, régisseurs… Ils sont les oubliés de la culture. Ces centaines de travailleurs de l’ombre face au néant évènementiel de l’été 2020. Le quotidien Le Soir leur dédie une série d’articles, afin de mettre en lumière ces profils qui s'éteignent au fur et à mesure d'une saison trop calme pour le monde culturel.

Chaque jour, les 7 décrochages régionaux de Vivacité mettent un coup de projecteur sur la presse locale. La RTBF vous propose le regard et la plume des journalistes de terrain, en Wallonie et à Bruxelles dans le cadre "#Restart", le plan de la RTBF lancé en soutien à la culture et aux médias, secteurs durement touchés par la crise du Covid 19.


Parmi ces oubliés : Luc Meessen. Directeur technique et régisseur général liégeois, aux manettes de nombreux festivals comme les Ardentes, le BSF ou encore Dour. Le journaliste Thierry Coljon lui dédie un portrait dans Le Soir de ce 28 juillet.

"Luc Meessen, c’est une sorte d’orchestrateur pour les concerts et les festivals. Autour de lui, ce sont des centaines de personnes, qu’on appelle couramment les roadies. Ce sont les gens qui montent les chapiteaux, qui montent les scènes, qui les démontent, qui installent l’éclairage et le son, c’est la direction technique, des gens qui font l’implantation des stands, la sécurité, les barrières Nadar, qui demandent les autorisations…", énumère le journaliste.


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C’est un monde de l’ombre. Des gens qui apportent la lumière mais qu’on n’éclaire jamais. Et qui se retrouvent sans rien.

"Le public ignore qu’autour des artistes, ce sont des centaines de gens, qui depuis le mois de mars ne travaillent plus. Plus aucune rentrée. Car souvent, ils ne sont pas dans une niche d’aide. C’est un monde de l’ombre. Des gens qui apportent la lumière mais qu’on n’éclaire jamais. Et qui se retrouvent sans rien", regrette Thierry Coljon.

Le journaliste culturel rappelle que ces opérateurs exercent généralement sous contrats précaires, en tant que freelances ou via contrats Smart par exemple. Ils échappent alors aux radars des aides et se retrouvent sans aucun revenu depuis le mois de mars.

Des métiers qui souffrent et qui s'essoufflent

"Ce sont des gens qui sont formés sur le terrain, il n’y a pas d’école", épingle Thierry Coljon. Pour survivre, ils ont du se rabattre sur d'autres activités : "Ils sont partis travailler dans le bâtiment, dans l’horeca… Et on a peur qu’ils ne reviennent plus. C’est tout un métier, un savoir, qui disparait. Et le problème, ça c’est une catastrophe, c’est qu’on ne sait pas quand ça va recommencer !" 

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