Restructuration chez Proximus : plusieurs bâtiments bloqués dont, à nouveau, celui de Liège

Les militants de la CGSP bloque le bâtiment de Proximus à Liège
Les militants de la CGSP bloque le bâtiment de Proximus à Liège - © RTBF - Martial Giot

A l’appel de la CGSP, des actions de grève et de blocage de plusieurs bâtiments de Proximus sont menées ce vendredi. Les militants CGSP ont rejeté à 93% les propositions de la direction dans le cadre de son plan de restructuration. Syndicat chrétien et syndicat libéral doivent encore se positionner.

Proximus a l’intention de supprimer jusqu’à 1900 emplois et propose notamment que les travailleurs qui auront 58 ans à la fin 2020 puissent partir avec 70 à 75% de leur salaire. La direction veut aussi lancer un plan de départ volontaire.

"L’ensemble des centres de Libramont, Saint-Vith, Verviers, Liège, Namur, Charleroi sont en grève.", explique Raphaël Bassanello, secrétaire de la régionale CGSP de Liège, "Avant la décision qui doit tomber mercredi auprès du Conseil d’administration, on voulait marquer le désaccord par rapport à ce plan et ces licenciements secs entre autres. A priori, le succès est plutôt avec nous. Plusieurs managers nous ont confirmé que leurs services étaient complètement grévistes, quelles que soient les couleurs syndicales incluses dans ces services en question, donc c’est une bonne, bonne nouvelle, je pense. Les boutiques vont être également bloquées, si elles ne sont pas bloquées d’elles-mêmes, le personnel étant fortement impacté dans le cadre du plan."

"Une société qui est en plein bénéfice, dont l’actionnaire majoritaire est l’Etat, ne peut pas se permettre de licencier du personnel comme ça, purement et simplement, sans y mettre les formes.", ajoute le syndicaliste CGSP, "Le plan en lui-même ne passe pas pour cette première raison-là. La deuxième, c’est que les règles qui vont gérer le personnel après, pour ceux qui restent, sont également imbuvables."

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