Rentrée hybride dès la 3ème secondaire : comment les écoles s'organisent-elles ?

Rentrée hybride dès la 3ème secondaire: les écoles s'organisent (illustration)
Rentrée hybride dès la 3ème secondaire: les écoles s'organisent (illustration) - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

50%, ce sera le pourcentage à respecter dès ce lundi dans les écoles secondaires, à partir de la troisième année. Un enseignement hybride à organiser, entre école et maison. Ce sera la norme des prochaines semaines. Et ce sont les directeurs d’école qui doivent l’organiser. Avec des réalités différentes.

Des solutions multiformes

Pour le premier degré du secondaire, c’est simple : tout le monde retourne à l’école. Mais ensuite, ça se complique. Et cela dépend des écoles et de leurs contraintes. Par exemple à l’Athénée d’Hannut, qui compte 1400 élèves, le choix a notamment été influencé par le nombre limité de bus. Lara Spyrou, la directrice : "Nous, nous avons privilégié une semaine les élèves de troisième et cinquième, et la semaine suivante, les élèves de quatrième, sixième et septième. Et nous allons faire commencer les semaines le mercredi. Ça nous paraît plus équitable, plus équilibré".

Au centre de Liège, à l’Athénée de Fragnée, ce sera un jour sur deux. Une façon aussi de lutter contre le décrochage scolaire. Reinette Guelfi, la directrice : "Les faire venir un jour sur deux, ça les oblige à un rythme. Au moins un jour sur deux, ils doivent se lever tôt pour venir à l’école. Si on ne les maintient plus dans un rythme, on risque de les perdre".

Les cours pratiques privilégiés dans le technique et le professionnel

Pour les écoles techniques et professionnelles, il s’agit aussi de permettre aux élèves d’être présents pour les ateliers et travaux pratiques. Avec des filières industrie et construction, l’objectif est clair à l’institut Notre-Dame de Malmedy : préserver un maximum ces cours. Jean-Marie Collette, le directeur : "On a privilégié ici une semaine sur deux, par demi-groupes. Ils sont par groupes de dix à l’atelier puisqu’il y a des normes de sécurité. C’est là qu’on a donné la priorité, plutôt que de travailler le deuxième degré une semaine et le troisième degré la semaine d’après".

Une semaine sur deux donc, mais avec des craintes, notamment pour les cours généraux : "Par exemple pour le cours de français, on n’est jamais sûr qu’on va avancer de la même manière dans la matière avec un groupe une semaine, et avec l’autre demi-groupe la semaine d’après. Là, au niveau pédagogique, pour quatre ou cinq semaines, ça reste gérable, mais fonctionner comme ça sur toute une année scolaire, ce n’est presque pas possible".

Un système qu’il faudra donc évaluer, et peut-être remettre en question : "Notre système, on va le réévaluer après 15 jours. On a imaginé des choses, et sur le terrain, peut-être bien que ça ne va pas fonctionner".

Une plus grande souplesse pour certaines filières

Autre option possible : couper les journées en deux, matin et après-midi. Un dispositif évidemment plus compliqué à mettre en place dans les filières professionnelles. Et c’est bien pour cela que ces filières bénéficient d’une plus grande souplesse. Les écoles peuvent demander à leurs élèves de venir plus souvent en classe. Une nécessité, comme l’explique Simon Pierre Bawir, le directeur de l’institut Notre-Dame à Heusy (Verviers) : "Nous, c’est de l’hôtellerie et de la restauration. Certains cours peuvent être assumés à domicile, moyennant un travail adapté évidemment. Mais pour tout ce qui est manipulations pratiques, c’est compliqué. Je ne peux pas demander à mes élèves de cinquième hôtellerie d’avoir chez eux une cuisine professionnelle à disposition pour améliorer leurs gestes".

On le voit, les directions d’écoles ont trituré leurs horaires dans tous les sens. Chacun a pu personnaliser les solutions, avec pragmatisme, pour atteindre un maximum de 50% d’élèves dans l’école en même temps.

Quoi qu’il en soit, que ce soit en cuisine, en salle de classe ou dans son salon derrière son PC, la rentrée, ce sera bien ce lundi 16 novembre pour tout le monde.

Journal télévisé 13H

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