Regard d'un auteur sur les quatre ans de la Belle Liégeoise

Le regard de l'auteur Philippe Marczewski sur la passerelle La belle liégeoise
Le regard de l'auteur Philippe Marczewski sur la passerelle La belle liégeoise - © RTBF

Cela fait 4 ans (le 2 mai) que la passerelle "La belle liégeoise" a été inaugurée à Liège. Une passerelle cyclo-pédestre qui relie le quartier des Guillemins au parc de la Boverie. Quatre ans plus tard, elle a été bien adoptée par les Liégeois et par les visiteurs, qui y trouvent notamment un nouveau point de vue sur la ville et le fleuve.

Un sentiment partagé par l’auteur liégeois Philippe Marczewski. En décembre dernier, il avait publié "Blues pour trois tombes et un fantôme", une succession de textes traversant Liège au rythme du jazz.

Ce n’est pas anodin de créer un nouveau pont sur une rivière dans une ville. C’est un geste assez fort. Des ponts, il n’y en a pas cinquante dans une ville. C’est un nouveau point de vue sur le fleuve et le fait que cette passerelle soit un pont qui relie la ville à un parc ça recrée un autre lien entre la ville et ce parc. Je suppose que ça a quand même changé le rapport que les Liégeois entretiennent avec le parc ", estime Philippe Marczewski.

Je trouve que tout ce qui peut amener de nouveaux parcours, de nouveaux trajets dans la ville, de nouveaux espaces pour flâner, pour se laisser porter par le rythme de la ville, et que créer un nouveau rythme à chaque fois dans les endroits ou dans les quartiers dans lesquels on se rend, c’est positif. Donc traverser la Meuse par un pont, ça forme autrement l’imaginaire de la ville et des habitants autour de ces parcours qui sont des parcours qui n’existaient pas auparavant. On recrée de la flânerie et c’est plutôt chouette ", ajoute encore l’auteur liégeois.

Reportage du JT lors de l'inauguration de la passerelle, le 02 mai 2016: