Reconstruction de la prison de Verviers: plusieurs familles de réfugiés doivent trouver un nouveau logement

Reconstruction de la prison de Verviers: plusieurs familles de réfugiés doivent trouver un nouveau logement
Reconstruction de la prison de Verviers: plusieurs familles de réfugiés doivent trouver un nouveau logement - © RTBF - François Braibant

A Verviers, plusieurs familles de réfugiés vont devoir se trouver un nouveau logement. C'est une suite à nos informations d'hier sur les expropriations indispensables à la construction de la nouvelle prison. En tout, 18 maisons seront rachetées et rasées. Mais certains de ces immeubles abritent des familles de réfugiés.

Des Somalis, des Bengalis et aussi des Russes, des Monténégrins, des Khazaks, qui vivent dans ces maisons unifamiliales divisées en tout petits appartements. Il y a là encore des personnes précarisées en guidance budgétaire. Comme les maisons sont expropriées, ces gens vont devoir partir et se trouver de nouveaux logements. Martine Renier, présidente du CPAS de Verviers: "Nous savons que nous avons plus ou moins une dizaine de personnes qui bénéficient du revenu d'intégration. Les familles qui seront sans ressources, nous les accompagnerons, éventuellement avec un logement de transit ou un logement d'urgence au niveau du CPAS".

Il y a des réfugiés, et il y a aussi des personnes en grande précarité: "Ce sont des personnes qui sont déjà connues de nos services" souligne Martine Renier. "Soit elles rebondiront d'elles-mêmes, soit elles devront s'adresser chez nous pour qu'on les aide dans la recherche d'un logement. Je pense que la régie des bâtiments a prévu une indemnité pour les aider au déménagement. Il existe parfois des aides quand on quitte un logement inhabitable. Tout cela devra être vu au cas par cas".

Ceux qui peuvent prétendre à des indemnités, ce sont les propriétaires et les locataires. Pas les sous-locataires, dont l'administration est souvent incapable de déterminer le nombre. Ceci vaut aussi pour les personnes qui vivent éventuellement là-bas dans la clandestinité.

L'atelier du CPAS va devoir déménager

Autre conséquence de la reconstruction de la prison: l'atelier du CPAS va devoir déménager. Le terrain de la maison de repos du CPAS borde en effet la prison. Il va être amputé d'une bande de cinq mètres de large. Sur cette bande se trouve un immeuble avec des ateliers qui vont donc devoir laisser la place à la prison. Martine Renier: "Elle exproprie le CPAS sur une bande de 4 à 5 mètres et également les ateliers des travaux du CPAS qui se retrouvent justement sur cette bande de quelques mètres. Le CPAS va donc devoir reconstruire ses ateliers, peut-être au niveau de la situation de la résidence Saint-Joseph".

Mais il faut maintenant attendre de savoir combien le CPAS va toucher d'indemnités pour décider ou et comment reconstruire: "On est dans la même situation que tous ces propriétaires" souligne Martine Renier. "Nous ne connaissons pas le montant de l'indemnité, donc nous ne savons pas si nous aurons les moyens de reconstruire. C'est un peu comme ça que le CPAS s'est beaucoup mobilisé dans ce dossier. Nous sommes en attente comme tous les propriétaires. On peut encore mieux comprendre les difficultés que vivent les propriétaires au quotidien dans cette expropriation".

 

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