Quel avenir pour Belle-île ? En coulisse, les discussions vont bon train

Au magasin Carrefour de Belle-île, les négociations ente direction et syndicats devraient encore durer des mois.
Au magasin Carrefour de Belle-île, les négociations ente direction et syndicats devraient encore durer des mois. - © RTBF

10.000 m², c’est la surface de l’actuel hypermarché Carrefour, dans le centre commercial Belle-île. Un espace sans doute bientôt à pourvoir. Le 25 janvier, le groupe français annonçait en effet la fermeture du magasin. 140 emplois sont menacés.

A en croire les informations distillées par Kasper Deforche, le patron du groupe Wereldhave qui gère Belle-île, les négociations ont déjà commencé en coulisse. Plusieurs distributeurs, auraient déjà manifesté leur intérêt pour cette surface commerciale, si elle est laissée vacante. Mais rien ne filtre pour l’instant concernant l’identité de ces potentiels repreneurs.

Difficile aussi d’en savoir plus concernant les prochaines échéances. Les négociations entre la direction de Carrefour et les syndicats suivent leur cours. La procédure de concertation Renault a débuté et devrait durer de longs mois. En attendant les résultats de ces discussions, la direction de Carrefour ne peut évidemment faire aucune démarche officielle. Pas de résiliation de bail pour l’instant donc.

Un espace sans doute scindé

A quoi ressemblera le prochain supermarché de Belle-île ? Pour Kasper Deforche, "le plus grand serait le mieux". En clair, il espère la venue d’un repreneur intéressé par la totalité des 10.000 m² de l’actuel magasin. Mais il en convient : le scénario n’est pas très réaliste. La tendance actuelle n’est plus aux immenses surfaces commerciales. "Carrefour souffrait d’une forte concurrence sur la partie non alimentaire des produits vendus", croît savoir Kasper Deforche. On se dirigerait donc plutôt vers un supermarché plus petit, centré sur l’alimentaire et entouré d’autres boutiques.

Qu’en est-il du projet d’extension du centre commercial ? L’idée était dans les cartons : Belle-Île devait gagner 10.000 m² et 500 places de parking. Côté permis d’urbanisme, tous les feux étaient au vert. Mais depuis, la donne a changé. Kasper Deforche l’assure : le projet n’est pas enterré. Mais il est bien suspendu. Pas question de donner le premier coup de pioche avant d’y voir clair.

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