Quartier nord à Liège : un monument commémoratif de l'immigration italienne

Le monument commémoratif de l'immigration italienne sera installé à l'emplacement de l'ancienne gare Vivegnis aujourd'hui disparue
Le monument commémoratif de l'immigration italienne sera installé à l'emplacement de l'ancienne gare Vivegnis aujourd'hui disparue - © Tous droits réservés

A Liège, un monument commémoratif de l’immigration italienne sera érigé dans le quartier nord. C’est une initiative du collectif du Bâneux qui regroupe des habitants du quartier. L’idée, c’est d’inaugurer le monument en 2021, pour commémorer les 75 ans de l’accord bras-charbon signé entre l’Italie et la Belgique en 1946. A l’époque, les mineurs italiens débarquaient en région liégeoise à la gare Vivegnis. Dans le quartier nord, la gare a aujourd’hui disparu. Mais le lieu reste symbolique. C’est là que sera installé le monument, à proximité de la nouvelle passerelle en bois qui enjambe le chemin de fer. Un appel à projets a été lancé auprès d’une quarantaine d’artistes. Il s’achève fin août. Budget maximum : 50.000 euros. D’après les organisateurs, un tiers sera financé par la ville de Liège, un tiers en dons et le dernier par un crowdfunding.

Il ne s’agit pas d’installer une berline de mine ou une belle-fleur de 15 mètres de haut

A quoi va ressembler le monument ? Pour Alain Jacquet du collectif du Bâneux, "il ne s’agit pas d’installer des vêtements de mineurs ni une berline ni une grande lampe de mine ou une belle-fleur de 15 mètres de haut… Il s’agit de dépasser l’aspect purement "mineur" parce que ce qu’on veut commémorer, c’est l’immigration en tant que telle c’est-à-dire l’arrivée des hommes et l’enrichissement mutuel entre la population italienne et la Belgique. L’imagination des artistes va décider. On ne veut pas installer une simple plaque en cuivre."

L’asbl fait appel aux Liégeois d’origine italienne pour sa capsule spatio-temporelle

Le socle du futur monument sera un peu particulier. Le collectif veut y installer à l’intérieur, une capsule spatio-temporelle. Elle ne sera ouverte que 75 ans après la commémoration, soit 150 ans après la signature des accords charbon. "Nous y mettrons une série de documents écrits, vidéos, audios en rapport avec le monument et avec l’immigration." Le collectif du Bâneux (l’asbl Cobâ) fait d’ailleurs appel aux Liégeois d’origine italienne qui savent que leur famille est arrivée par la gare Vivegnis.

 

 


 

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