Publicité pour les écoles : tout n'est pas permis mais il y a peu de litiges

Un encart publicitaire dans un journal, un spot radio, voire un toute boîte, ce n’est pas une pratique rare pour les écoles à l’heure des inscriptions. Et ça ne fait pas que des heureux. Le bourgmestre de Hamoir par exemple, s’émeut de la concurrence d’une autre école dans une commune voisine. Mais les écoles peuvent-elles tout faire ?

Un flyer publicitaire pour l’école libre de Comblain-au-Pont a récemment été distribué dans un village de la commune voisine de Hamoir. Et cela a fait sortir de ses gonds le bourgmestre hamoirien Patrick Lecerf : " on est en milieu rural et on a très difficile de maintenir une école dans chaque village. Je pense qu’on a plus besoin de solidarité que de concurrence. Le départ de deux élèves par exemple, ça peut tout simplement faire perdre un emploi, une classe ou entraîner une fermeture d’école ", explique-t-il.

Le pouvoir organisateur de l’école de Comblain ne voit lui aucun problème dans cette publicité, arguant du libre choix des parents dans le choix de l’école de leurs enfants.

Certains pouvoirs organisateurs ne lésinent d’ailleurs pas sur le budget publicitaire. A titre d’exemple, celui de la Ville de Liège pour ses écoles avoisine les 180.000 euros par an.

Mais en matière de publicité, les écoles ne peuvent pas tout faire. A la Fédération Wallonie-Bruxelles, une commission tranche ce genre de litige publicitaire. Jean-Michel Crabbé en est le secrétaire : " La publicité doit être objective. Les propagandes que les écoles font d’elles-mêmes doivent être exemptes de toute attaque contre un autre enseignement ou un autre réseau. Elle peut dire qu’elle a telle option, mais pas que ses options sont meilleures que dans l’autre école. Il arrive que certaines écoles ne le respectent pas et on peut alors avoir une plainte d’une école ou d’un parent. Cette plainte est alors soumise à la commission créée par le Pacte scolaire. Ça n’arrive pas souvent mais ça peut arriver ", détaille-t-il.

En cas de non-respect des règles, la sanction peut être disciplinaire dans les écoles de la Fédération, ou aller jusqu’à la perte de 5 pc du subventionnement en cas de récidive pour les écoles libres, communales ou provinciales. Cela n’est encore jamais arrivé.

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