Province de Liège : les écoles en pénurie d'instits dans l'enseignement primaire

Qui pour reprendre une 4ème primaire à St Vincent Alleur?
Qui pour reprendre une 4ème primaire à St Vincent Alleur? - © rtbf

Romsée, Remouchamps, Jupille, Hannut ou encore Alleur on ne compte plus le nombre d’endroits, en Province de Liège, où les directions d’écoles sont à la recherche d’enseignants. Ce sont surtout des instits pour l’enseignement primaire qui font défaut.

Pour trouver les perles rares, les directions multiplient les annonces sur les réseaux sociaux.

Sur Facebook avec humour

"JOB, JOB, JOB…

Bonjour, tu es à sec avec les cadeaux de Noel, les fêtes, les soldes… Il est temps d’investir dans le Capital Humain. Je te propose une immersion dans un métier : instit primaire".

Benoît Zinzen, est directeur de deux écoles, St-Vincent Alleur et St-Georges Xhendremael. Il garde un peu d’humour dans cette annonce sur Facebook, la deuxième en quelques jours pour dénicher la perle rare : "le vendredi avant les vacances, une enseignante s’est blessée. Je cherche un 4/5e temps pour la classe de 4e primaire jusqu’au 19 janvier minimum. Je ne trouve personne !"

Une situation qui n’est pas propre à son établissement : "j’ai eu des contacts avec d’autres directeurs dans le même cas. C’est la première fois que cela intervient si tôt. Ça m’est déjà arrivé de devoir prendre une classe en plus de la gestion de deux écoles et de 350 élèves au total. C’est invivable."

Un réservoir d’enseignants qui se réduit
 

Jean François Delsarte est le directeur du fondamental pour le diocèse de Liège, il confirme ce sentiment de pénurie : "avant les vacances, les directeurs avaient déjà fait part de certaines craintes. C’est effectivement beaucoup plus tôt que d’habitude. Il y a une explication, c’est l’application d’un dispositif du pacte d’excellence pour aider à l’apprentissage du français". C’est ce qu’on nomme les dispositifs FLA et classes DASPA : " ce nouveau dispositif qui a créé pas mal d’emplois, on parle d’un millier d’emplois en Communauté française tous réseaux confondus, a permis l’engagement de tout un nombre d’enseignants qui naturellement restaient, en théorie, les années précédentes, disponibles pour des intérims".

Si l’initiative est excellente, la pénurie qui en découle, ajoutée bientôt aux cas de grippe qui pourraient apparaître pose problème aux écoles. Elles doivent se débrouiller quitte à prendre des instits maternelles ou des psychomotriciens pour enseigner dans le primaire, ce qui est loin d’être idéal.
 

Reportage dans notre édition du journal de la mi-journée:

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