Procès des assassins présumés de Valentin Vermeesch : Alexandre Hart fait des aveux complets

Ce mardi après-midi, Alexandre Hart, celui qui apparaît comme le meneur, a tout avoué. Il a poussé Valentin pour le faire tomber dans l’eau. Il voulait l’empêcher de dénoncer les sévices que lui et ses amis lui avaient fait subir.

Pour qu’il ne les dénonce pas

Tuer Valentin pour le faire taire. Ils en ont discuté autour de lui. Et Valentin, couché par terre au milieu, entendait. Alexandre Hart l’a reconnu. En parler, y penser, le décider avant, ça s’appelle préméditer. Ça définit un assassinat. Et ça fait risquer la peine la plus lourde.

Qu’est-ce que Valentin aurait pu dénoncer ? Les sévices, les humiliations, les coups, les coupures, les brûlures que ses cinq « amis » lui ont infligés pendant des heures ce soir-là à Statte dans le studio de Belinda Donnay. Valentin a pleuré, crié de douleur, supplié : « Ne me tuez pas. Laissez-moi rentrer chez moi ».

Mais pourquoi tous ces coups ? « Les autres réglaient leurs comptes », explique Alexandre Hart. « Mais vous aussi vous aviez un compte », remarque la présidente. « Il vous avait dénoncé pour une première scène presque semblable. » « Oui. J’y pensais presque tout le temps », reconnaît Alexandre Hart.

Valentin a voulu fuir

Amené au bord de l’eau, Valentin a voulu fuir. Ils l’ont rattrapé. Ils l’ont frappé. A coups de pieds. Dans les jambes pour qu’il ne coure plus. Dans les côtes pour qu’il perde le souffle. Et pour finalement l’amener au bord du fleuve, il a fallu le soutenir. Malgré ses blessures, Valentin résistait. Il laissait pendre son corps en arrière. Belinda raconte qu'Alexandre Hart est venue l’aider.

Qui a poussé Valentin dans l’eau ? « J’ai poussé », admet Alexandre Hart qui dit ne pas savoir si la poussée conjointe de Belinda a pu l’aider à vaincre la résistance de Valentin.

 

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