Procès d'Alain Mathot dans le dossier Intradel Uvelia : un long réquisitoire qui s'achève dans une certaine confusion

Le parquet de Liège a requis deux mois de prison avec sursis, une interdiction d’éligibilité de huit ans et une confiscation d’au moins 700.000 euros à l’encontre de l’ex-homme politique socialiste Alain Mathot dans le procès Intradel Uvelia.

Au terme de son réquisitoire de quatre heures, le procureur du Roi a commis une erreur à propos de la peine principale. Il a demandé, clairement et à deux reprises, deux mois avec sursis, alors qu’il voulait en fait réclamer deux ans avec sursis. Il ne s’est aperçu de son erreur qu’après l’audience. Il devrait la rectifier à la prochaine le 14 janvier, avant les plaidoiries des avocats de la défense. .

Dans ce dossier de corruption, autour de la construction d’un incinérateur pour déchets ménagers, les autres protagonistes ont déjà été jugés en première instance et en appel et condamnés pour la plupart. La justice reproche notamment à Alain Mathot d’avoir empoché 700.000 euros de commissions occultes. Pour le juger, elle a dû attendre qu’il cesse d’être parlementaire puisque la chambre avait refusé de lever son immunité.

Le procureur du Roi avait entamé son réquisitoire en affirmant qu’Alain Mathot avait menti tout au long de ce dossier. Il a estimé qu’il était coauteur d’une partie des faux en écriture. Il s’est longuement attaché à démontrer qu’Alain Mathot avait bien conclu un pacte de corruption et reçu l’argent le concrétisant. Il a aussi estimé qu’il avait enfreint les règles relatives aux marchés publics, blanchi de l’argent et fraudé le fisc.

Archive JT : Alain Mathot et l'affaire Intradel (1er juillet 2018)

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK