Privatiser le tram de Liège ? La menace se précise

Sous les calmes frondaisons de cette portion du tram, une tempête idéologique se prépare peut-être
Sous les calmes frondaisons de cette portion du tram, une tempête idéologique se prépare peut-être - © Keskistram.eu

Depuis le départ, depuis une dizaine d'années donc, il a toujours été convenu que le groupe TEC exploiterait la future ligne liégeoise de tramways, avec des agents sous statut public. Mais avec la nouvelle coalition régionale, les certitudes s'estompent. Dans le cadre des négociations sur un service minimal de transports par bus, les ministres wallons ont brandi la menace: faute d'accord des syndicats avant la mi-décembre, des privatisations "pourraient" être envisagées, dont... le tram.

Subrepticement, ils viennent de passer du conditionnel au futur simple. Dans la note par laquelle le gouvernement accorde sa garantie financière, le point 7 indique que l'exploitation du tram pourra être confiée à un opérateur privé. Un glissement de mode de conjugaison qui  intrigue et inquiète.

Pas seulement parmi les délégués du personnel, mais également parmi les gestionnaires. Le tram doit en effet se substituer aux ligne 1 et 4, les plus fréquentées, et donc les plus rentables. De quoi menacer l'équilibre budgétaire du groupe TEC ? Du côté du mouvement réformateur et des démocrates humanistes, le risque est négligeable, dans la mesure où, en cas de privatisation, c'est le groupe TEC qui se chargerait de désigner un sous-traitant par appel d'offres, et obtiendrait donc une redevance égale à son manque à gagner.  Il n'empêche, l'affaire risque de susciter de vives réactions....

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