Prise d'otages dans une école à Malmedy: un exercice grandeur nature du 12e de Ligne de Spa

Un exercice militaire de grande ampleur a eu lieu ce matin à l'Athénée Royal de Malmedy. Il s’agissait d’une simulation de prise d'otages dans un cadre terroriste. Nous avons suivi le déroulement des opérations.

A l'Athénée

Il est 9 heures ce matin lorsque la prise d'otages fictive est en cours. "On va réaliser une fouille systématique de chacun des locaux.  Dès qu'on met la main sur des élèves, on les évacue dans le hall de sport et dès qu'on met la main sur des terroristes, on les neutralise", explique le lieutenant-colonel Ludovic Hermans du Bataillon 12e de Ligne Prince Léopold - 13e de Ligne de Spa.

Réfugiés dans les classes

Les élèves et leurs professeurs sont réfugiés dans les classes.  Louis, un élève, explique la situation: "On nous a dit qu'on devait rester dans la classe jusqu'à ce qu'on vienne et on doit vraiment obéir aux ordres.  Là, j'ai une plaie à la tête et je dois attendre qu'on m'évacue".

Tirs nourris

Plusieurs terroristes sont dans les bâtiments.  Ils sont déterminés, les tirs sont nourris. "On fait cette prise d'otages parce que, hier, la police a arrêté certains de nos meneurs, de nos chefs coutumiers.  Et nous exigeons leur libération" dit Thierry, un militaire réserviste qui joue le rôle d'un terroriste fictif.

Obtenir des informations

Lors de leur progression, les militaires sont à l'affût d'informations sur les terroristes. Un premier soldat explique: "On va essayer de savoir combien ils sont, où ils se cachent, quelles armes ils ont par exemple.  Et là, on va pouvoir anticiper le reste".  Le chef de peloton est en contact permanent avec ses chefs de section.  Les consignes sont sans cesse adaptées. "La situation change en permanence. Donc, à chaque fois, on doit avoir la situation à niveau et s'adapter en fonction de la menace et des otages". 

Corriger immédiatement l'erreur

Les militaires sont placés dans des situations de stress extrême.  Si une imperfection est constatée, elle est immédiatement corrigée. Le commandant Jean-Philippe, officier adjoint en charge des opérations, explique: "Le but, ici, c'est un entraînement.  Evidemment, on doit les mettre en condition réelle, donc faire attention à ne pas trop donner de conseils non-stop.  Mais quand on voit vraiment un truc trop gros, trop évident pour nous, on donne le conseil en live, comme ça, la personne est sur place et sait directement agir et se corriger".

Avec la police locale

La police locale participe à l'exercice et tire déjà un enseignement.  Le commissaire Yves Lecoq de la Zone de Police Stavelot-Malmedy, explique: "Notamment en matière de communication avec des forces comme l'armée, on n'a pas de réseau de radio directement compatible.  Donc, l'idée ici, c'était de se coordonner avant l'événement et pendant l'événement et arriver à faire quelque chose de constructif ensemble".

Cette semaine, les militaires du 12e de Ligne de Spa s'entraîneront dans d'autres endroits de Wallonie.

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