Premières crispations à propos du futur réseau des bus liégeois

Des tri-bus sur quatre lignes à haut niveau de service (en jaune), ça ne règle pas tout
Des tri-bus sur quatre lignes à haut niveau de service (en jaune), ça ne règle pas tout - © Tous droits réservés

Après la présentation officielle du projet de refonte du réseau des bus, ce mercredi, les réactions n’ont pas tardé. Notamment du côté du groupe Urbagora, qui adresse une véritable volée de bois vert aux responsables, et au ministre de la mobilité, entre autres.

Il souligne quand même quelques points positifs : la fin de l’obligation absolue de monter par l’avant, qui va permettre de gagner des minutes aux arrêts encombrés ; la perspective d’une traversée en intérieur du quartier Saint-Léonard ; ou encore le début d’un réel rôle multimodal pour la gare de Milmort. Mais à part ça…

Le groupe Urbagora dénonce un manque de concertation, et pointe une sous-estimation des coûts des aménagements de voirie à réaliser pour les lignes à haut niveau de service. Sur base d’un tronçon carolorégien, il est question de dix millions au kilomètre, ce qui, à l’évidence, n’a pas été budgété. Ce sous-financement risque de retarder encore la mise en service, alors qu’elle n’est prévue que trois ans après l’arrivée du tram

Des trous dans la carte de l’agglomération

Dans son analyse, cette association a encore repéré quelques "trous" dans la future carte des transports en commun liégeois : la zone de Bierset est ignorée, alors qu’elle doit devenir un pôle important de développement de bureaux, sans parler du boulevard urbain de Seraing, et du site des ateliers centraux d’Ougrée, future zone de délestage de première importance, qui n’ont pas été intégrés dans les réflexions.

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