Première partie de la Boucle de l'Est prête à accueillir l'énergie verte de cette région

Une série de pylônes acheminent l'énergie de la Boucle de l'Est, énergie notamment produite par les éoliennes.
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Une série de pylônes acheminent l'énergie de la Boucle de l'Est, énergie notamment produite par les éoliennes. - © Elia

Elia a inauguré ce lundi la première partie de ce qui formera la Boucle de l'Est. Il s'agit d'une boucle de lignes à haute tension située dans l'Est du pays. L'investissement est important : 30 millions d'euros pour ce premier tronçon, 80 millions à terme. Une réalisation rendue nécessaire pour deux raisons majeures.

La première, c’est le remplacement de la ligne existante. La seconde, c’est de renforcer celle-ci pour être en mesure d'absorber toute la production d'énergie renouvelable actuelle et à venir dans l'Est du pays.

"Pour accueillir la production d’énergie verte dans cette région, et pour l’acheminer aux centres de consommation, il faut augmenter la capacité de transport de la région", explique Dorien Jannis, responsable du projet pour Elia. "La production future a été prise en compte et la ligne est bonne pour au moins 80 ans", ajoute-t-elle. Une ligne bonne pour 80 ans, et une capacité d'absorption de la production d'énergie renouvelable des 20 prochaines années.

Ce premier tronçon traverse quatre communes, Malmedy, Waimes, Amblève et Butgenbach, mais un second est déjà en cours d'obtention des permis. Un troisième suivra afin de boucler la boucle.

Tensions avec les communes traversées

"La seconde partie consiste à continuer à renforcer le réseau entre Malmedy et Trois-Ponts Brume. C’est là qu’on se raccorde sur les gros axes internationaux de transit d’énergie. Et puis de l’autre côté, dans un troisième temps, nous repartirons d’Amblève vers Saint-Vith pour rejoindre Cierreux, où là, de nouveau, nous nous raccorderons aux grands transits internationaux ", précise Markus Berger, directeur des infrastructures d'Elia.

Au final, si on compare ce réseau électrique au réseau routier, c'est comme si les lignes à haute tension de l'Est du pays passaient d'une voirie régionale à une autoroute.

Il s’agit ici de lignes aériennes, ce qui a créé de la tension avec certaines communes traversées, notamment Waimes et surtout Malmedy, qui a mené un combat juridique pour réclamer des lignes enterrées. "On pourrait tout enterrer, mais il faut simplement se rendre compte d’une chose : c’est que tout a un prix. Passer à un enfouissement, cela veut dire pour ce projet multiplier l’investissement par trois ou par quatre".

Le deuxième tronçon de la Boucle de l’Est devrait être terminé vers 2021.

 

 

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