Pour les couturières créatrices de robes de mariée, les temps sont durs

Ceci n'est pas un magasin d'habillement, c'est un commerce d'événementiel
Ceci n'est pas un magasin d'habillement, c'est un commerce d'événementiel - © Michel Gretry

Parmi les commerces qui ne sont pas particulièrement heureux de la réouverture des magasins voici une dizaine de jours, il y a …. les boutiques des créatrices de robes de mariée. C'est que les noces restent particulièrement règlementées, avec des cérémonies civiles en comité restreint, pas de réception, pas de fêtes. Du coup, les couples sont nombreux à reporter d'un an les épousailles. Pour la couturière liégeoise Rosa Ficarotta, la saison est gâchée: "Nous ne sommes pas dans l'habillement, nous sommes dans l'événementiel… J'ai encore quelques rendez-vous, mais les clientes qui ont commandé leur robe hésitent même à venir maintenant pour un premier essayage, parce qu'avec le confinement, elles me disent qu'elles ont grossi…".

Le chiffre d'affaire est en berne, mais de façon indirecte: "Je suis installée depuis vingt-neuf ans, j'ai les reins solides, et j'ai la chance de ne pas avoir de loyer commercial à payer; je ne me tracasse pas outre mesure, puisque dans douze mois, nous allons avoir d'un coup les mariées de 2020 et de 2021 ! Le problème, pour le moment, ce sont les costumes des messieurs: généralement, quand ils doivent s'habiller parce qu'ils sont dans la suite, ils arrivent au dernier moment, et là, ils ne viennent pas; donc, j'ai une quantité énorme de vestons et gilets pour hommes. Pour les tenues de soirée, c'est la même chose…"

C'est, d'une certaine manière, de l'argent qui dort. En attendant les baisers de princesses et princes charmants...