Pour la Confédération des Betteraviers Belges, il y a un risque que certains agriculteurs travaillent à perte

Pour la Confédération des Betteraviers Belges, il y a un risque que certains agriculteurs travaillent à perte. (Image d'illustration)
Pour la Confédération des Betteraviers Belges, il y a un risque que certains agriculteurs travaillent à perte. (Image d'illustration) - © BELGA

Dans la foulée de notre reportage diffusé et publié ce lundi sur la suppression des quotas sucriers, la CBB, la Confédération des Betteraviers Belges réagit. Valérie Vercammen, Secrétaire Général, souligne le contexte difficile dans lequel le secteur se trouve.

Un contexte de crise

Les discussions entre les transformateurs et les agriculteurs ont été particulièrement difficiles. Valérie Vercammen explique: "Vous devez savoir que nous venons de sortir de deux ans de négociations interprofessionnelles qualifiées comme les plus difficiles en 40 ans de syndicalisme betteravier. Nous avons même été contraints de faire appel aux deux ministres de l’Agriculture régionaux, René Collin et Joke Schauvliege, pour essayer de sortir de l’impasse. Sur base d’une conciliation ministérielle, nous sommes arrivés à un accord que nous ne pouvons cependant nullement qualifier de bon".

Travailler à perte ?

Valérie Vercammen ne décolère pas et précise la situation dans laquelle les producteurs se trouvent: "En Belgique, il y aura deux sortes de betteraviers cette année : les betteraviers d’Iscal Sugar qui ont la garantie d’avoir un prix rémunérateur et bénéficieront d’un partage équitable de la valeur ajoutée (tout en s’étant engagé à partager des risques, si le prix du sucre s’effondre), et ceux de la Raffinerie Tirlemontoise qui n’ont, pour l’instant, aucune garantie. Si le prix du sucre descend en dessous des 450€ la tonne, ce qui semble se confirmer, le betteravier livrant à la Raffinerie Tirlemontoise produira des betteraves à perte. La Raffinerie Tirlemontoise ne garantit aucunement le revenu des betteraviers. Au contraire. Les betteraviers livrant à la Raffinerie Tirlemontoise ne connaîtront le prix final pour les betteraves semées en mars 2017 qu’à la fin de 2018", conclut Mme Vercammen.

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