Pour François Schreuer, Liège Airport doit sortir du " cloud " d'Alibaba

Signature de l'accord entre le gouvernement fédéral belge et Alibaba en décembre 2018
Signature de l'accord entre le gouvernement fédéral belge et Alibaba en décembre 2018 - © RTBF - Martial Giot

L’État chinois va-t-il nationaliser le groupe Alibaba ? Cette perspective fait en tout cas réagir un opposant notoire à son implantation à Liege Airport.

François Schreuer est conseiller communal VEGA à Liège. Il fait partie de Watching Alibaba, la plateforme de lutte contre la venue d’Alibaba à Liege Airport et l’extension de l’aéroport.

Pour lui, la possible nationalisation d’Alibaba doit amener les autorités belges, wallonnes et liégeoises à s’interroger sur la nature du partenariat noué avec le groupe chinois : "Il y a des rumeurs de plus en plus insistantes qui évoquent la possibilité de reprise de contrôle complète de l’État chinois sur Alibaba. Or, Alibaba n’est pas seulement un client de l’aéroport. Alibaba est aussi opérateur numérique à l’aéroport à travers son "cloud". Il y a un accord qui a été signé fin 2019 entre l’aéroport et Alibaba Cloud pour que cette société prenne en charge, à travers sa formule d’intelligence artificielle, la gestion des mouvements de marchandises à l’aéroport. Je ne sais pas dans quelle mesure le déploiement est déjà complet. Donc ça nous interroge de constater que l’État chinois aurait en fait accès à absolument toutes les données sur tout ce qui se passe à l’aéroport. Déjà le fait que ce soit le cloud d’Alibaba pose des questions. Ici, si c’est un état étranger qui opère numériquement les opérations de manutention au niveau de l’aéroport, ça nous questionne en termes de sécurité publique et en termes d’indépendance simplement.".

Archive du 06/12/2019 - Liège Airport : la caverne d'Alibaba

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