Port autonome de Liège: la constante progression du trafic s'est confirmée en 2018

Port autonome de Liège: la constante progression du trafic s'est confirmée en 2018
Port autonome de Liège: la constante progression du trafic s'est confirmée en 2018 - © Port autonome de Liège

Le Port autonome de Liège est le premier port fluvial belge et le troisième port fluvial européen. Si , le Port autonome de Liège a pour sa part confirmé ses excellents résultats, des résultats en constante progression ces dernières années. Il a enregistré un trafic global (eau-rail-route) de 21,3 millions de tonnes en 2018 soit une augmentation de 1,3 % par rapport à 2017. 

De plus en plus de conteneurs, des marchandises de plus en plus variées

Les conteneurs restent en forte progression. Un nouveau record absolu à Liège a même été établi en 2018. "Cela confirme les investissements qui ont été réalisés par le port dans le domaine du conteneur.", souligne Emile-Louis Bertrand, le directeur général du Port autonome, "L'année 2018, nous avons eu à peu près 85.500 conteneurs sur les différents quais qui gèrent toute cette manutention de conteneurs, c'est à peu près une augmentation de 15%, donc c'est effectivement un trafic émergent au niveau du port." 

Les marchandises transportées sont aussi de plus en plus diversifiées. "Cela confirme les choix que nous avons faits en terme de diversification après la fin de la phase à chaud de la sidérurgie en 2008. Nous étions un peu mono-client puisque la sidérurgie assurait à Liège des tonnages confortables année après année.", relève Willy Demeyer, le président du Port autonome de Liège.

Emile-Louis Bertrand poursuit: "Nous nous sommes employés à diversifier les trafics, à diversifier les concessionnaires, à faire en sorte qu'on ne dépende plus comme cela d'un grand acteur qui, du jour au lendemain, peut décider de partir. Donc on a fait en sorte de retrouver des nouveaux trafics et encore avec beaucoup plus de valeur ajoutée qu'auparavant."

Des investissements, notamment au Trilogiport

Se développer passe évidemment par des investissements. "Il y a les investissements privés et puis nous nous occupons des investissements publics.", explique le directeur général du Port autonome, "Pour cela, on a un contrat de gestion avec l'aide de la Région Wallonne où on a à peu près un million d'euros par an pour les investissements. Je considère qu'un million d'euros, c'est très peu pour nos investissements, pour la remise en état de nos quais étant donné le trafic très important que nous avons, donc nous allons demander dans le prochain contrat de gestion à la Région Wallonne d'avoir plus d'argent pour pouvoir mieux investir et surtout développer de nouveaux projets."

Les investissements privés sont, eux, négociés dans chaque contrat. Le concessionnaire concerné s'engage à un certain trafic lié à la voie d'eau, avec des pénalités à la clé. Il s'engage aussi en matière d'investissements, d'emploi et d'activité économique. "Au Trilogiport, il y a des investissements qui ont été réalisés pour à peu près 64.000 mètres carrés de bâti.", détaille Emile-Louis Bertrand, "Et pour le moment, il y a pas mal de demandes que nous sommes en train d'examiner en concertation avec nos concessionnaires pour de nouveaux investissements sur le Trilogiport."       

"On développe le Trilogiport qui va commencer à porter ses fruits d'une manière très significative.", poursuit le président Demeyer, "Nous recherchons de nouveaux terrains, parce que la demande fait qu'on sait qu'il faudra de nouveaux terrains. Et nous jetons un coup d’œil très intéressé sur le terrain de Chertal qui était mis sous cocon par des accords entre les syndicats, la région et ArcelorMittal. La mise sous cocon a été levée et, avec le GRE, avec la SPI, avec les communes concernées, avec la Région Wallonne, avec ArcelorMittal, nous regardons comment développer ce terrain de 200 hectares idéalement situé. On peut imaginer qu'une partie serait consacrée à des activités économiques liées à la voie d'eau et qu'une partie serait dédicacée à autre chose."

Emile-Louis Bertrand enchaîne: "Nous avons contacté le port de Rotterdam et le port d'Anvers qui nous ont envoyé des courriers de soutien par rapport au projet en se montrant donc intéressés de collaborer avec nous pour développer cette zone sur le thème de la voie d'eau étant donné qu'elle est liée au Canal Albert mais il est évident que c'est une zone qui peut être également développée en partenariat avec d'autres intervenants en plus du Port autonome." 

Redynamisation du fret ferroviaire dans les zones portuaires

Si 2018 a été une année positive pour le Port autonome de Liège, les résultats auraient pu être encore meilleurs. En cause: la baisse historique des eaux du Rhin au cours de la période de sècheresse estivale. "En discutant avec nos concessionnaires, en considérant le problème des basses eaux sur le Rhin, on a pu déterminer qu'il y avait à peu près de 200 à 300.000 tonnes que nous avions perdues pour le trafic voie d'eau.", indique Emile-Louis Bertrand, "La solution envisagée est notamment celle de développer le rail pour améliorer les trafics ferroviaires vers le Rhin, ce que nous sommes en train de faire notamment avec une société du port de Monsin qui s'appelle Terval et nous aurons des investissements cette année pour éviter que cette société ait encore à subir pareils inconvénients."

Le développement du rail est d'ailleurs un des grands chantiers auxquels œuvre le Port autonome. "Depuis au moins deux ans, nous étudions ce développement ferroviaire au niveau des différents ports de Liège.", précise le directeur général, "Il y a Monsin, où on a renégocié un schéma directeur avec Infrabel. Pour le moment, nous étudions sur Trilogiport la finalisation du rail avec des investissements à hauteur de 800.000 euros. Ce sont des dossiers qui doivent aboutir cette année."

 

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