Pokémon Go: comment les écoles vont-elles gérer?

Pokémon Go dans les écoles: comment va-t-on gérer?
Pokémon Go dans les écoles: comment va-t-on gérer? - © © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les enfants qui ont chassé le Pokémon tout l'été, vont-ils pouvoir ramener les fameuses bestioles à l'école? Sans doute pas.  De nombreux établissements ont déjà prévenu, ils vont lancer une autre chasse, celle qui visera à repérer les GSM dans la cour de récréation.  Petit arrêt à l'école communale de Welkenraedt et à l'Athénée Léonie de Waha à Liège.

Ce lundi matin, il n'y avait pas de GSM dans la cour de récréation de l’école communale de Welkenraedt. Les téléphones portables sont interdits dans l’établissement depuis quelques années déjà. Mais en ce premier jour d’école, il est bon de rappeler une nouvelle fois les règles en classe. 

Tous les enfants, qui ont quand-même emporté avec eux leur GSM, sont priés de le remettre à leur instituteur. Sur les 25 élèves de 6ème primaire, cinq d’entre eux essayent d’attraper des Pokémons depuis cet été. Et pour Martin, 11 ans, il ne sera pas facile de s’en passer toute la semaine: "Une journée, ça va encore mais toute la semaine, je ne sais pas. J'aime quand-même bien y jouer."  D’autant plus que dans la cour de récréation de l’école, il y a même moyen d’attraper Bullbizzar, une des créatures reprise dans le jeu.

Si la direction n’est pas trop inquiète par cette nouvelle mode, elle n’exclut pas d’adapter son règlement d’ordre intérieur, comme elle a dû le faire à propos des réseaux sociaux l’année dernière. Vincent Launoy, le directeur, explique: "On a modifié, on a fait un article supplémentaire dans le règlement d'ordre intérieur expliquant aux parents que les réseaux sociaux pour les grands de 5ème et 6ème sont vraiment à surveiller parce que les enfants, parfois, en abusent."

A l'Athénée Léonie de Waha, dans le centre de Liège, les téléphones portables sont interdits en classe, mais pas dans la cour de récréation. L’école, qui s’inspire de la pédagogie Frenet, compte laisser les élèves aborder le sujet d’eux-mêmes et fixer les règles entre eux. Rudy Creten, préfet de l'athénée explique: "Sincèrement, ça ne me tracasse pas trop puisque, à travers nos structures, on va pouvoir conscientiser les élèves, ils vont pouvoir échanger ensemble.  Parce qu'aussi, c'est un phénomène de mode et l'école, une école citoyenne, a l'occasion de rebondir sur ce type de phénomène de société pour pourvoir l'analyser et réfléchir et voir si c'est toujours aussi intéressant qu'il n'y paraît."

Professeurs et directeurs ne semblent, en tout cas, pas très inquiets face au jeu qui compte déjà plus de 100 millions de téléchargements.

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