Poids lourds contrôlés à Saint-Vith, Stavelot, Grâce-Hollogne et Waremme : les opérations de police intégrées reprennent

Les services de police recommencent à mener des opérations de contrôles intégrées, des FIPA, pour Full Integrated Police Action, selon la terminologie policière consacrée. Elles s’étaient interrompues à cause de la crise sanitaire.

C’est ainsi que, ce mercredi, des contrôles orientés sur les poids lourds ont été organisés en quatre endroits de la province de Liège : Saint-Vith, Stavelot, Grâce-Hollogne et Waremme. Les opérations étaient coordonnées par la police fédérale. Au total 10 zones de police y ont participé ainsi que la police de la route, le SPF Mobilité, le SPW Fiscalité ou encore l’Autosécurité.

La commissaire Elody Hantz, de la direction de coordination et d’appui de la police fédérale de Liège, explique : "On porte une attention particulière aux manquements techniques, aux surcharges, aux infractions ADR, donc le transport de matières dangereuses, les appareils tachygraphes, les moyens d’arrimage, le carburant, les taxes, les licences des camionneurs et on a également une attention pour les séjours illégaux. Sur chaque dispositif, il y a des zones de police qui sont accompagnées de membres du personnel de la police de la route qui, eux, sont vraiment des spécialistes, voire des experts, dans les domaines qui touchent aux poids lourds.".

"L’objectif c’est, avant tout, de sensibiliser les conducteurs de poids lourds et de les amener à respecter la législation en vigueur sur nos routes, mais également de montrer à la population que les services de police sont actifs dans le domaine de la sécurité routière. Le but c’est également, pour nous, de promouvoir au maximum la collaboration entre nos services et entre les partenaires externes.", poursuit la commissaire Elody Hantz. Elle ajoute : "Ce sont vraiment des contrôles qui sont organisés justement pour promouvoir cette collaboration-là et permettre ces échanges. C’est un véritable partage d’expériences. Tous les policiers ne sont pas formés dans tous les domaines. Le fait de pouvoir avoir l’appui de partenaires extérieurs, c’est une plus-value pour nous en tant que policiers. Il devait y avoir une FIPA trucks au mois de mars de l’année passée qui a dû être annulée dans les circonstances que nous connaissons tous. Pour l’instant, on est en train de remettre en place ces contrôles avec évidemment des mesures très strictes et toujours les gestes barrières."

Au rayon des infractions le plus souvent relevées lors de ces contrôles, la commissaire note : "Les fraudes aux appareils tachygraphes, l’absence de moyens d’arrimage, on peut également avoir des surcharges ou alors des manquements techniques assez importants. C’est tout à fait problématique d’avoir un camion qui a un chargement qui n’est pas bien arrimé, ça peut poser de graves problèmes sur la route. Au niveau de la fraude des appareils tachygraphes, donc notamment dans les temps de repos des conducteurs, il n’est pas rare d’entendre qu’un conducteur s’est endormi au volant parce qu’il n’a pas respecté ses temps de pause.".

Les quatre dispositifs mis en place ont permis de contrôler un total de 117 véhicules entre 5 heures et 19 heures. 64 PV ont été dressés. 60 % d'entre eux pour un problème relatif au contrôle technique, 20 % pour un problème relatif au tachygraphe et les 20 % restants pour des infractions diverses.

 

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