Plus de 400 danseurs pour défier les stars du breakdance à Liège

Les figures sont aussi acrobatiques
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Les figures sont aussi acrobatiques - © RTBF - Olivier Thunus

Le breakdance était à l’honneur ce samedi à Liège où se tenait une compétition internationale de ce type de danse qui repose sur le travail au sol et les mouvements acrobatiques. Quelques-uns des meilleurs danseurs de la planète y étaient présents, venus de Corée, de Russie ou encore du Canada. Mais les moins expérimentés avaient aussi l’occasion de montrer leur savoir-faire et c’est ce mélange qui rendait aussi la compétition intéressante.

Au sol, en l’air, sur les pieds ou sur les mains, les figures s’enchaînent. Plus de 400 danseurs s’affrontent dans cette compétition. Parmi eux, d’anciens champions du monde comme le bruxellois Serge Lawson, pour qui affronter des débutants reste intéressant : " J’ai été champion du monde donc maintenant, c’est une pression en plus d’affronter des jeunes qui ont tout à prouver et qui dès lors ont une adrénaline que je n’ai plus. De ce fait, les affronter c’est un deuxième challenge aussi pour moi ", explique-t-il.

Parce que c’est une des particularités du concours : permettre aux moins expérimentés d’affronter des vedettes de la discipline. " C’est justement le nom de l’événement : choose your destiny, choisis ta destinée. On donne vraiment la possibilité aux danseurs qualifiés de choisir la vedette contre laquelle ils veulent danser ", précise Nicolas Dethier, membre de l’organisation.

Technique, originalité, fluidité, rythme sont autant d’éléments pouvant faire la différence, mais pour le double champion du monde Leelou, juge de cette compétition, il y en a un de particulièrement déterminant : " Les danseurs qui sont en compétition, c’est vraiment le top du top donc c’est l’originalité. Quand on arrive en finale, c’est la personne qui continue à donner des nouveautés qui va faire la différence sur la fin ", détaille-t-il.

Nathan a repris le breakdance il y a un an et pour lui, affronter les meilleurs reste un beau challenge : " Ça donne surtout la rage au ventre et l’envie d’y aller ", estime-t-il.

Certains s’en sortent plutôt bien et bénéficient ensuite d’une belle notoriété : " Il y a un spadois qui a été repéré il y a quelques années. Il a été mis en valeur. Il a perdu en demi-finale du concours mondial et grâce à ça, il y a eu pour lui et son partenaire un vrai tremplin sur la scène internationale ", explique Nicolas Dethier.

Dans ce concours, des moins expérimentés se retrouvent donc confrontés à des vedettes de la discipline. Alors forcément, il faut de l’entraînement. C’est le point commun de tous les participants. " Je m’entraîne quand je peux, tous les jours, sinon cinq fois par semaine au moins, avec des entraînements de deux à trois heures ", précise Mathilde, 19 ans, du Mans. " Pour moi, c’est tout ce qui est musical et tout ce qui est force. Par exemple sur les mains. Ça m’est déjà arrivé de me casser la figure mais on se relève et on réessaie ", complète Lorenzo, de Virginal. Et même pour un ancien champion du monde comme le bruxellois Serge Lawson, ce type de concours permet encore d’apprendre : " Je peux tomber contre un brésilien qui aura un style totalement différent du mien et en le voyant danser, ça va m’inspirer ", confirme-t-il.

Au final, ils étaient plus de 400 à s’affronter, avec fair-play. Une autre caractéristique de la discipline.

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