Plombières : un bébé et une année de mayorat pour Marie Stassen (31 ans)

Les élections communales, c’était il y a un an. Dans certaines communes, le renouveau a été total. C’est le cas à Plombières, une commune de 10.500 habitants.

En octobre 2018, c’est une jeune femme, une première pour Plombières, qui devient bourgmestre avec la liste Ouverture citoyenne Plombières (OCP).

Son nom : Marie Stassen, 31 ans, professeur de langues germaniques, musicienne et maman d’une petite fille de 3 ans.
Un an plus tard, l’heure est déjà à un premier bilan politique mais aussi personnel.

Une découverte avec des hauts et des bas

Conseillère communale pendant 6 ans, Marie Stassen avait pensé abandonner la vie politique pour se consacrer à sa famille, à son jardin écologique, à sa passion de la musique aussi. Finalement, elle accepte la tête de liste d’OCP et devient bourgmestre le 4 décembre 2018. "Je n’aurais jamais imaginé cela mais il était clair pour moi qu’il fallait faire un choix. J’ai mis mon métier d’enseignante entre parenthèses. Je suis bourgmestre à temps plein pour ma commune". Quand on lui demande un premier bilan, elle épingle le plan stratégique : "on a vraiment pris beaucoup de temps pour le faire parce que ça nous donne les lignes de conduite pour les 5 années qui suivent". Dans ses domaines de compétences, l’enseignement et la transition écologique pour un développement durable, avec son équipe, elle a aussi lancé des changements : le lancement de remédiations accessibles à tous dans les écoles, des budgets pour du matériel ergonomique, la poursuite du dossier de construction de la nouvelle école d Hombourg et d’extension de celle de Moresnet ou encore la création d’une écoteam collective pour avoir une réflexion transversale sur l’eau par exemple tant à la commune que dans les écoles ou la maison de retraite.

Côté négatif, elle relève les difficultés à faire aboutir la participation citoyenne. "J’ai un discours assez franc, je ne tourne pas autour du pot. Les gens ont parfois du mal à accepter la vérité. Les gens aiment bien taper sur le politique et que le politique gère tout mais pour moi, c’est avec le citoyen qu’on doit travailler

Congé de maternité

Aujourd’hui, madame la bourgmestre endosse pour la seconde fois, son plus grand rôle, celui de maman. Dans ses bras, le petit Maël, quelques jours à peine. "Ce n’est pas un congé d’accouchement comme un autre. Ici je n’arrête pas tout". Après la visite et la pesée du nourrisson à l’One, Madame la Bourgmestre trie ses mails et donnera un coup de fil à celle qui la remplace comme échevine de l’enseignement. Trois mois pour prendre du recul tout en restant attentive.

Un congé de maternité qui permet aussi à son père, Albert Stassen, ancien commissaire d’arrondissement, ancien échevin, de revenir à la vie politique. Il remplace en effet une conseillère montée au collège. Un jeu de chaises musicales de quelques mois seulement car père et fille ne peuvent siéger ensemble.

Après près d’une année à la tête de sa commune, Marie Stassen ne regrette pas son choix : "comme je n’enseigne plus, je peux aller conduire et parfois rechercher ma fille à l’école même si je repars le soir. Mon mari s’en occupe alors et puis toute la famille habite le village donc on s’entraide. Pas de regret, c’est une belle expérience. J’apprends beaucoup de choses et dans 6 ans, j’aurais du bonheur à retourner enseigner".
 

 


 

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