Plombières ne peut pas détruire ses brûlantes berces du Caucase

La berce du Caucase a complètement envahi le site de l'ancienne sablière de La Calamine
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La berce du Caucase a complètement envahi le site de l'ancienne sablière de La Calamine - © RTBF

Le site est bucolique, mais il présente un danger. L'ancienne sablière de La Calamine, propriété de la commune de Plombières, est en effet envahie par la berce du Caucase. Il s'agit d'une plante invasive dont le contact peut entraîner de graves brûlures. Les autorités communales plombimontoises voulaient l'éradiquer en l'enterrant sous plus de deux mètres de terre, mais la Région wallonne a refusé. Pourtant, c'est un de ses services, celui des plantes invasives, qui avait préconisé cette solution. La plante va donc continuer son expansion.

La berce du Caucase a envahi ce site qui se présente comme un creux de 25 à 30 mètres de profondeur. Pour l'éradiquer, Plombières voulait faire d'une pierre deux coups : l'enterrer sous 80 000 mètres cube de remblais et permettre aux entrepreneurs locaux d'y déverser des terres pendant les années à venir. Mais la Région wallonne a refusé cette solution : "Le SPW (Service public de Wallonie) souhaitait qu’on enterre. Il a donc fallu introduire une demande de permis d’urbanisme pour modification du relief du sol. Malheureusement, on s’est vu délivrer un refus de la part de la fonctionnaire déléguée. Nous avons alors introduit un recours à la Région wallonne et nous avons eu un refus du ministre", explique Joseph Austen, échevin de l'environnement à Plombières. " Nous devrons donc prendre des mesures pour sécuriser le site, mais la plante invasive ne sera donc pas détruite. Nous, tant qu’on n’aura pas des garanties, je ne pense pas que nous nous aventurerons dans de nouvelles procédure ", ajoute-t-il.

La cause principale du refus, c'est le permis demandé, estimé non approprié pour le projet en question. Et puis les riverains s'en sont aussi mêlés, voyant d'un mauvais oeil le passage de près de 4.000 camions pour transporter ces remblais. Dans un premier temps, la commune de Plombières veut à présent clôturer le site pour en empêcher l'accès. Quant à son homologue de La Calamine, commune sur le territoire de laquelle est implanté le site, elle veut de son côté chercher une solution politique pour tenter de faire changer d'avis le ministre Di Antonio. Quant à brûler les plantes, cela ne serait pas efficace vu le nombre de berces présentes et la configuration du site.

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