Pénurie des matières premières: jusqu'à deux ans d'attente pour un nouveau vélo

Le vélo est victime de son succès. Avec le confinement, les demandes pour les deux roues explosent. Les magasins ne parviennent plus à suivre. Ajoutez à cette forte demande la fermeture des usines asiatiques au tout début de la crise, -ce qui a compliqué la situation-, et le manque de matières premières... les délais s'allongent pour la fabrication, la réparation et les livraisons.

Avant, on était livré en 3 mois, aujourd'hui, on est à 18, voire 24 mois

Chez Belgian Cycling Factory, dans le Limbourg, 90 personnes dessinent, peignent et montent entre 30 et 35.000 vélos par an. Ici, il faut parfois attendre deux ans pour certains cadres ou dérailleurs. Michael Bodchon, responsable commercial: "Avant, on était livré en trois mois. Aujourd'hui, on est sur 18, voire 24 mois, donc presque deux ans pour avoir les pièces au niveau des composants".

Cette explosion de la demande est une aubaine pour le chiffre d'affaires: "On a multiplié la vente, on a déjà passé l'objectif prévu pour 2022. Si un vélo à 800 euros n'est pas de stock et qu'il y en a un à 2000 euros, les clients vont l'acheter".

La seconde main pour trouver des pièces plus vite

A Comblain-au-Pont, François Gilkinet tente de satisfaire la clientèle, d'entretenir au mieux les vélos, avec parfois quelques astuces: "Je cherche sur un site de seconde main qui s'appelle troc-vélo, sur lequel des particuliers vendent leurs pièces. Il y a plus ou moins 100 vélos actuellement dans notre sous-sol avec 25 à 30 vélos qui sont en attente de pièces, donc de moteurs, de fourches... qui malheureusement sont en rupture de stock chez les fournisseurs pour le moment".

Et la situation ne devrait pas se normaliser avant un an ou deux.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK