A Jupille, des rails peints en blanc pour éviter surchauffe et dilatation

La blancheur d'un aiguillage, en banlieue liégeoise: une peinture expérimentale mais déjà efficace
3 images
La blancheur d'un aiguillage, en banlieue liégeoise: une peinture expérimentale mais déjà efficace - © Michel Gretry

Avec les fortes chaleurs de cette semaine, les équipes d’entretien du réseau ferroviaire ont commencé à multiplier les visites techniques. Plus la température est haute, plus le métal se dilate, c’est un principe physique. Les joints sont mis à rude épreuve. Le ballast et les traverses en béton n’arrangent évidemment rien. Les "serpentages", les déformations, peuvent entraîner des déraillements. La surveillance et les contrôles sont donc d’une importance capitale.

Cette année, une nouvelle méthode, préventive, est testée : la peinture. C’est un procédé italien. Le blanc réfléchit la lumière, et donc les rayons du soleil, ce qui logiquement doit permettre de gagner quelques degrés. Un train, équipé d’un dispositif spécial de quatre aspergeurs, a parcouru quelques tronçons les plus exposés, et recouvert les quatre faces latérales de couleur.

Au total, une quinzaine de kilomètres et mille litres de peinture. Le groupe Infrabel a organisé une démonstration, ce mercredi, en gare de Jupille. Les premiers résultats semblent déjà concluants. Une généralisation pourrait intervenir dès l’été prochain.

Après le gel qui bloque les aiguillages en hiver et avant les feuilles mortes qui font patiner les locomotives en automne, les avaries estivales ne sont peut-être presque plus qu’un mauvais souvenir.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK