Paul Furlan sur l'affaire Publifin: "Claude Parmentier n'est pas un proche"

Paul Furlan: "Claude Parmentier n'est pas un proche"
Paul Furlan: "Claude Parmentier n'est pas un proche" - © BRUNO FAHY - BELGA

L’affaire Publifin n’en finit pas de faire des vagues. Lundi soir, l’affaire prend une autre dimension: on apprend que le chef de cabinet adjoint du ministre des Pouvoirs locaux vient de présenter sa démission. Il avait, paraît-il, caché au ministre qu’il était administrateur de Néthys, la filiale opérationnelle de Publifin et qu’à ce titre, il avait touché 153 000 euros depuis 2013.

Incontestablement un des grands spécialistes wallons des finances communales

Ce conflit d’intérêt jusqu’au plus haut niveau ébranle aujourd’hui le ministre Furlan qui nous éclaire sur la relation avec son chef de cabinet adjoint. "Je l’ai choisi parce qu’il était incontestablement un des grands spécialistes wallons des finances communales", explique-t-il.

"Au-delà, Claude Parmentier n’est pas un proche, annonce ce mardi matin le ministre des pouvoirs locaux. J’apprends l’information Nethys à 22h, qui est, somme toute, la rémunération d’un collaborateur dans une autre structure. A 22h15, il me présente sa démission".

"Pour le reste, nous verrons avec les parlementaires demain", conclut-il. C'est un ministre fragilisé qui ce mercredi en séance plénière devra s'expliquer sur l'affaire Publifin. Faire le point sur son éventuelle responsabilité dans ce dossier qui, à plusieurs égards, malmène les règles d'éthique.

L'opposition fulmine

Soit Paul Furlan savait, soit il ignorait, dit Ecolo. Et dans les deux cas, c'est un vrai problème. Réaction outrée aussi du MR, qui réclame la démission du ministre: "Quand le ministre fera-t-il enfin la lumière ?", demande Pierre Yves Jeholet.

"Je veux toute la clarté et la transparence dans ce dossier. Je ne comprends toujours pas les déclarations du ministre des pouvoirs locaux depuis 2009. Avec ce fusible qui saute, j’attends la vérité de la part du Ministre demain. Je veux qu’il nous explique exactement ce qu’il en est : ce qui savait ou ce qu’il ne savait pas"explique Pierre-Yves Jeholet.

"Je constate beaucoup d’hypocrisie dans ce dossier. Toutes les formations politiques ont intérêt à élever le débat et prendre des mesures pour l’avenir", conclut le député wallon.

 

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