Patrimoine : l’histoire de la Boverie, "le Versailles sur Meuse"

Chaque semaine, le magazine Télépro met un bâtiment du patrimoine belge à l’honneur dans ses pages. Sous la plume de Barbara Witkowska, on découvre la Boverie sous toutes ses coutures. Le rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire, Julien Bruyère, était sur les ondes de Liège Matin pour retracer l'histoire du musée, le cadre du projet "#Restart", le plan de la RTBF lancé en soutien à la culture et aux médias, secteurs durement touchés par la crise du Covid-19. 

Les bœufs donnent leur nom à la Boverie

"Le bâtiment et le parc tirent leur nom du latin : "bovaria". Ça désignait simplement l’endroit où paissaient les bœufs. Donc ce sont les bœufs qui ont donné leur nom à l’endroit ", dévoile Julien Bruyère avant de narrer le passé du prestigieux bâtiment. "Il a été créé au début du XXe siècle pour la première Exposition universelle que Liège accueille en 1905, à l’occasion des 75 ans de la Belgique. Le bâtiment a été bâti en s’inspirant du petit Trianon de Versailles. Donc c’est un peu leVersailles sur Meuse !" plaisante-t-il.

C’est un peu le Versailles sur Meuse !

"C’est le seul bâtiment qui survit à l’exposition. Il est devenu d’abord le musée d’Art wallon. Puis quand celui-ci a déménagé, il est devenu le musée d’Art contemporain et d’Art Moderne" détaille-t-il.

Une mine de chefs-d’œuvre

 

"Il y a quelques chefs-d’œuvre que renferme ce musée. Notamment un splendide portrait de Bonaparte peint par Ingres. Portrait qui a été cédé par Napoléon lui-même à la Ville !" Dans le musée, les époques se côtoient et les artistes liégeois cohabitent avec les grands noms tels que Picasso, Chagall ou encore Gauguin, développe-t-il. Parmi ses coups de cœur : le vieux jardinier du peintre belge Émile Claus. "Si vous le voyez en face, vous verrez, c’est magnifique. Il y a à la fois la misère du monde mais aussi la grandeur de l’humain dans ce tableau : c’est fascinant !", insiste Julien Bruyère.

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[Un jour, une oeuvre] Le vieux jardinier, Emile Claus, 1886. Le vieux jardinier est exposé pour la première fois en 1887 au Salon de Paris. L’œuvre est de dimensions imposantes pour un portrait non conventionnel, et un véritable instantané. Le jardinier vient de déchausser ses sabots pour pénétrer dans la demeure et y apporter un pot de bégonias. Il est saisi à contre-jour, laissant derrière lui le jardin baigné de soleil. La lumière inondant le personnage laisse apercevoir à travers son tablier ses jambes robustes. La palette utilisée est caractéristique d’Émile Claus : les bleus froids, les verts tendres pigmentés de jaune y côtoient les gris perle rehaussés d’un blanc étincelant. Le métier est lui aussi bien spécifique, fait de touches apparentes de formes variables surtout perceptibles dans les frondaisons. Cette manière de faire conjuguant l’héritage du réalisme et la découverte de l’impressionnisme aboutira au luminisme, dont Émile Claus est un des tenants dans l’art belge. Il figure parmi les fondateurs du groupe Vie et Lumière en 1904. Une peinture lumineuse à découvrir dans les collections permanentes de La Boverie (Extrait du catalogue du musées des Beaux-Arts de Liège) #laboverie #boverie #Luik #LIEGE #musee #museum #art #painting #expo #culture #museo #belgique #belgium

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Pour préparer votre prochaine visite ou pour en apprendre plus sur la Boverie, rendez-vous dans le Télépro de cette semaine pour la lecture de l'article de Barbara Witkowska : " La Boverie, petit Trianon des arts à Liège".

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