"Poignée de mains" interdite à Ans, avant même les mesures coronavirus du gouvernement: pas un seul P.V. n'a été dressé

Un règlement communal très vite devenu caduc
Un règlement communal très vite devenu caduc - © Michel Gretry/Michel Ange

Voici trois semaines, le deuxième vendredi de mars, juste avant que les cafés et restaurants ne ferment sur ordre du gouvernement, le bourgmestre ansois Grégory Philippin a pris un arrêté pour interdire, dans l’espace public, dans sa localité, sous peine d’une forte amende, "toute poignée de mains, étreinte, ou embrassade".

A l’heure d’un premier bilan, il faut se rendre à l’évidence : personne n’a jamais été sanctionné en fonction de cette mesure, très tôt apparue comme radicale.

Les agents de la police zonale, à cheval sur deux communes, auraient sans doute éprouvé quelques difficultés l’appliquer, avec un territoire divisé en deux parties avec des normes différentes, faute d’un texte qui uniformise les règlements. Mais surtout, très rapidement, des mesures fédérales sont venues recadrer le confinement. La répression des congratulations, salutations et marques d’affection n’a donc jamais réellement commencé.

De toute façon, les forces de l’ordre ne manquent pas de travail. Sur les dix derniers jours, 200 constats d’infractions ont été dressés, principalement pour des rassemblements ou des déplacements intempestifs, mais également pour des commerces qui tentent d’ouvrir plus tôt ou plus tard que ce qui est permis.