Pas de visa pour de nombreux participants au Forum mondial de la langue française à Liège

Le monde francophone s'est donné rendez-vous à Liège, autour de la Secrétaire générale de la Francophonie Michaelle Jean.
2 images
Le monde francophone s'est donné rendez-vous à Liège, autour de la Secrétaire générale de la Francophonie Michaelle Jean. - © RTBF

Le Forum mondial de la langue française s'est ouvert ce lundi à Liège, où il se déroulera jusqu'à mercredi. L'événement réunit un millier de délégués de tous les pays de la francophonie et même au delà. Un forum qui a pour but de permettre les échanges entre francophones autour de 130 projets variés.

La francophonie aujourd'hui, c'est 274 millions de personnes sur tous les continents, mais tous ne sont visiblement pas les bienvenus en Belgique.

Plusieurs dizaines de délégués, principalement d'Afrique occidentale et centrale, qui souhaitaient participer au forum, se sont vus refuser leur visa par les autorités belges.

Philippe Suinen, le commissaire général du forum, le regrette : "Il y a eu une centaine de personnes qui malheureusement n’ont pas eu leur visa parce que les politiques migratoires se resserrent et que ça devient de plus en plus difficile, venant de pays africains, d’avoir un visa pour quelques jours, surtout quand on est sans emploi. Etant sans emploi, on donne l’impression de vouloir en chercher quelque part, alors qu’un critère doit être de vouloir rentrer dans son pays. Il y a vraiment une libre circulation des jeunes opérateurs à instaurer et là, c’est aussi un des objectifs de la francophonie maintenant", explique-t-il.

Le problème n’est pas neuf. Lors du Forum mondial de la langue française précédent, organisé au Québec, un problème similaire avait eu lieu : "On avait déjà connu ce problème au Québec, dans les mêmes proportions, donc c’est chaque fois comme ça alors que ça ne peut pas être comme ça. On ne peut laisser personne au bord de la route", juge Philippe Suinen.

Et celui-ci de pointer du doigt des intérêts divergents entre ministres : "Les autorités publiques sont plurielles. Il y a dans chaque pays un ministre de la Culture et de la Jeunesse qui pousse à la libre circulation, et un ministre d’une matière plus domestique, qui peut s’appeler l’Intérieur ou autre, (plus souvent les Européens), qui se donnent parfois des règles plus contraignantes pour l’accès au territoire. Ce sont des Etats schizophrènes. Mais les Etats sont multiples et c’est là qu’il faudrait vraiment poser des principes".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK