"Ouvrir la ville", l'ambition commerciale du quartier de Bressoux-Droixhe

Le graphisme du bureau Synthèses et de l'échevinat du développement économique et territorial n'a pas plu à tout le monde...
Le graphisme du bureau Synthèses et de l'échevinat du développement économique et territorial n'a pas plu à tout le monde... - © Tous droits réservés

Depuis deux ans, la ville de Liège a entamé une action de promotion de ses quartiers commerçants. La municipalité ambitionne d'être "the place to shop"... Après les Guillemins, après le Grand Léopold, après le faubourg Saint-Gilles, c'est au tour de Bressoux Droixhe de se doter d'une "identité" pour valoriser ses atouts. C'est-à-dire, un slogan, un sigle, et une couleur..

En l'occurrence, c'est le multicolore qui illustre la diversité de cette banlieue, à la réputation difficile, mais qui étonne par son dynamisme économique. Comme le souligne Laurence Denis , de l'administration communale "La vacances des magasins est faible, à Bressoux. Dans d'autres zones, comme Outremeuse, il y a de 20 à 25% de magasins vides, alors qu'ici nous sommes autour de 10% de cellules inoccupées. Les gens ne se posent pas de questions, ils ont une idée, ils foncent, ils s'installent; le revers de la médaille, c'est une rotation rapide, parfois, parce que certains ferment rapidement boutique, mais globalement, c'est positif...."

Les atouts de Bressoux-Droixhe, c'est la jeunesse de sa population. La moyenne d'âge est plus basse qu'ailleurs. Ce sont les 650 bus qui, sur une journée, le parcourent; c'est sa salle de cinéma et sa salle de concert: peu de quartiers peuvent se vanter de disposer de telles infrastructures culturelles.

Mais le point fort, c'est sa diversité. C'est cosmopolite...Les supermarchés ethniques côtoient les épiceries aux saveurs d'ailleurs et les bazars. Les prix sont abordables, clientèle populaire oblige. Et les rues restent animées jusque tard en soirée: fermer avant 20h, ce n'est pas vraiment dans les habitudes.

Une brochure reprend ces différents éléments, à l'intention des investisseurs et des entrepreneurs qui cherchent à s'installer en cité ardente. Sur la couverture, une illustration montre la principale artère du quartier, avec, parmi une dizaine de personnages,  une femme en foulard et un homme en djellaba. Comme le dit la propriétaire d'un salon de toilettage pour chiens "c'est peut-être représentatif de la réalité, mais ce n'est pas ce que les belges de souche voudraient; et je ne vois pas en quoi ça va attirer quelqu'un à venir s'installer à Bressoux....." Le conseil de quartier, de son côté, se réjouit de l'initiative, qui souligne tout la richesse des relations interculturelles... 

 

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