Ouverture ce mardi d'un nouveau procès Wesphael, au civil cette fois

Ce mardi, le tribunal de première instance de Liège rouvre le dossier Wesphael. L'ex-député wallon a été acquitté de la mort de son épouse, voici trois ans, mais la famille Pirotton ne se satisfait pas de ce verdict. D'où cette procédure civile. A-t-elle quelque chance d'aboutir à une autre vérité judiciaire ? Pas vraiment.

Devant un tribunal civil, il ne s'agit pas de prouver un délit, ou un crime, comme dans un procès pénal : il suffit d'établir une faute, voire une imprudence. Encore faut-il que cette faute ait un lien de causalité directe avec le dommage qui est invoqué. Et c'est là que la démarche de l'ex-beau-fils de l'ancien député Wesphael apparaît désespérée.

Douze jurés et trois magistrats professionnels, se sont penchés, pendant trois semaines, sur les circonstances de la disparition de sa mère. Et ils ont conclu qu'ils n'ont pas pu établir avec certitude ce qui a provoqué la mort. C'est là-dessus que porte le doute. Il ne s'agit donc pas seulement de déterminer si tel ou tel comportement a été fautif, mais s'il a nécessairement entraîné ce décès, un décès dont personne ne sait, finalement, s'il résulte d'un étouffement ou d'un abus d'alcool et de médicament.

En théorie, en droit, en logique, ça paraît particulièrement compliqué. Mais les voies de la justice sont impénétrables. Et cette procédure risque de laisser un jeune homme et une famille face à ces points d'interrogation que la cour d'assises n'est pas parvenue à effacer...

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