Oupeye: quel bilan pour la zone 30 instaurée pour la première fois il y a 30 ans ?

Joseph Simone, habitant d'Oupeye
Joseph Simone, habitant d'Oupeye - © Erik Dagonnier

Près de 6 Belges sur 10 trouvent les zones trente mal signalées et un Bruxellois sur 2 aujourd'hui habite dans une zone 30. Ces chiffres sont les résultats d'une enquête menée par Vias, le nouveau nom de l'institut belge de sécurité routière. Il y a tout juste trente ans, le concept de zone 30 entrait dans le code de la route avec une première expérience à Uccle et à Oupeye dès juillet 1989. Avec deux conséquences : améliorer la sécurité routière et diminuer les nuisances sonores de 3 à 4 décibels. Aujourd'hui, le principe s'est généralisé. 85% des Belges qui habitent une zone trente s'en déclarent satisfaits.

Joseph Simone vient d'emménager dans une nouvelle zone résidentielle à Oupeye. Au début de sa rue, le Clos de la Barquette, deux blocs de pierre en demi-lune sont installés : " la chicane est tout au début du quartier. Elle est restée telle qu’elle était il y a 30 ans. C’est à partir de là qu’on peut se rendre compte qu’on est dans une zone 30. Avant, les gens qui n’étaient pas au courant de l’existence de cette chicane, surtout quand il faisait noir, arrivaient très vite et avaient juste le temps de freiner. Aujourd’hui, tout le monde y est habitué, ça ne pose plus aucun problème. On s’est très vite rendu compte qu’elle avait un impact positif sur la sécurité des nombreux enfants qui jouaient dans le quartier. Aujourd’hui, presque personne ne dépasse les 30 dans la zone " témoigne le nouveau riverain.

Par contre, d'après Vias, dans les zones 30 non aménagées, 90% des conducteurs ne respectent pas la limitation de vitesse. Ils y roulent en moyenne à 43 km/h.

Aujourd'hui, 6 Belges sur 10 sont favorables à l'extension des zones trente, révèle encore l'enquête. A condition toutefois de laisser les grands axes à 50 ou 70 kilomètres/heure.

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