Oupeye: l'ASBL Racynes primée pour son atelier de conserverie

Des conserves de l'atelier de Racynes
Des conserves de l'atelier de Racynes - © RTBF

Un projet d'atelier de conserverie lancé par l'ASBL Racynes, installée à Haccourt, sur la commune d'Oupeye, vient d'être doublement primé par le Fonds Delhaize Group, un fonds géré par la Fondation Roi Baudouin et qui veut promouvoir la cohésion sociale et le “mieux vivre ensemble”. A la clé: deux fois 5000 euros pour l'ASBL. Active dans la lutte contre la précarité et l'isolement, Racynes est à la fois un service d'insertion sociale, de promotion du logement et de travail avec les jeunes.

Distribution, transformation et conservation des invendus alimentaires

Racynes est une ferme d’animation, avec des animaux et un potager. L'ASBL récupère aussi des invendus alimentaires de plusieurs magasins. Alexandre Carlier, directeur de Racynes: "Ces invendus, on en redistribue une grande partie à des personnes qui sont dans le besoin, qui sont nécessiteuses. Une autre partie de ces invendus, nous avions le souhait de les transformer et d’en faire une sorte de petit restaurant social pour pouvoir nourrir les usagers qui viennent ici lors de nos activités. Et également, pouvoir redistribuer des soupes ou des produits transformés conservés pour qu’ils puissent avoir une seconde vie. Ça s’inscrit aussi dans le cadre d’ateliers cuisine que nous faisons ici pour des personnes qui ont différents profils mais, en tous cas, qui ont besoin un moment donné de prendre pied ici et de reparticiper à une activité de groupe afin de rebondir dans leur vie, d’aller éventuellement vers une formation ou d’aller vers quelque chose de plus enrichissant pour eux. Avec ces personnes- là, il y a tout ce volet 'transformation, préparation de repas', et donc là, on va aborder tout le volet conservation des légumes aussi."

Conserver à une plus grosse échelle

"La conserverie, c’est quelque chose qu’on a toujours fait", précise Nareisha Paeschen, coordinatrice de l'association, "parce qu’on avait des produits qu’on cultivait nous-mêmes. Donc on trouvait des moyens pour les conserver, mais à petite échelle. Ici, c’est à plus grosse échelle, puisqu’on reçoit plus. L’idée, ça a toujours été d’avoir quelque chose qui puisse durer toute l’année, comme les paysans à l’époque, mais ici on a dû rendre les choses un peu plus professionnelles, avec du matériel professionnel pour que ça puisse répondre aux normes AFSCA. On avait besoin de plus de locaux, de stérilisateurs et de choses comme ça. Et puis aussi augmenter nos techniques de conservation."

Alexandre Carlier ajoute: "Nous avons pu acquérir une machine pour déshydrater les légumes, des pots pour faire de la choucroute ou de la lacto-fermentation, toutes sortes de panades, de préparations culinaires etc... Donc il y a une volonté de montrer que les légumes qui ne sont plus commercialisables peuvent être transformés et être à nouveau consommés."

Les responsables ont dû se former, retrouver les techniques de conservation. "Il a fallu ouvrir des vieux livres sur la conserverie", explique Nareisha Paeschen, "Il existe des associations qui nous apprennent aussi comment on fait. Puis demander à nos grands-mères, à nos mamans ou essayer et tester chez nous aussi, voir comment on fait. Faire une confiture, c’est beaucoup plus facile que de conserver un fruit, il faut tester."

Racynes apprend aussi aux bénéficiaires comment, chez eux, ils peuvent lutter contre le gaspillage alimentaire en faisant des conserves. "On travaille avec des choses que les personnes peuvent avoir dans leur maison, un four pour stériliser, ou pour la conserverie, ça tout le monde peut le refaire à la maison plus tard", confirme Nareisha Paeschen.

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